Histoire marquante. « Alors que Leroy Mwasaru n’était encore qu’un adolescent, il a remarqué un problème majeur dans son pensionnat kenyan : les eaux usées s’écoulaient directement dans un ruisseau voisin par un vieux tuyaux usé, alors que celui-là était une source d’eau pour une communauté voisine », commence le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
« Mwasaru, âgé maintenant de 22 ans, explique qu’il ne pouvait pas rester les bras croisés sans rien faire », assure le PNUE, précisant qu’armé « de quelques manuels scolaires, il a entrepris avec plusieurs camarades de classe d’élaborer un système qui transformerait les déchets humains en énergie. Le premier prototype n’a pas fonctionné, explique Mwasaru, mais l’équipe a fini par mettre au point un modèle fonctionnel qui alimente aujourd’hui l’école ».
Ce succès a conduit Mwasaru à fonder « Greenpact, une start-up qui produit des systèmes de valorisation énergétique des déchets abordables et de haute qualité, connus sous le nom de digesteurs de biogaz. Ce travail a fait de Mwasaru le plus jeune entrepreneur de la liste Forbes Africa 30 under 30 en 2018 ».
« Notre objectif est de devenir le premier fournisseur de solutions énergétiques à base de biogaz en Afrique », déclare Mwasaru, « qui souhaite mettre ces systèmes à la disposition des agriculteurs, des institutions et des foyers pour enfants ».
Dans son communiqué », le PNUE souligne que « 15 000 Kenyans utilisent les systèmes de Greenpact : ses équipements sont connectés aux réseaux d’égouts domestiques, piègent les déchets et les convertissent en un gaz qui peut être utilisé pour la cuisine grâce à une simple réaction chimique ». En utilisant ce système, « les Kenyans n’ont plus besoin d’abattre des arbres pour se procurer du bois de chauffage, l’une des principales causes de déforestation dans un pays qui a perdu plus d’un tiers de sa couverture forestière au cours des 60 dernières années ».
« Ces utilisateurs peuvent désormais cuisiner sans avoir à utiliser du bois de chauffage ou du charbon de bois, qui sont nuisibles à la fois à leur santé et à l’environnement », explique Mwasaru. « En utilisant une énergie propre et renouvelable, nous prenons des mesures pour un environnement plus sain. Et chaque petit pas compte ».








