Dans un monde où les plastiques sont partout, une équipe de scientifiques japonais veut changer la donne. Ces chercheurs du Centre RIKEN pour la science des matériaux émergents, dirigés par le chimiste Takuzo Aida, travaillent sur un plastique écologique. Selon le site Jeux Vidéo, en injectant du sel dans du bois, ils ont mis au point un matériau durable, flexible et biodégradable qui pourrait aider à résoudre la crise des microplastiques et revoir notre façon d’utiliser les matériaux.
Les microplastiques : ils sont partout
Les microplastiques, ce sont ces résidus invisibles qui viennent de notre usage quotidien du plastique. L’usure de nos semelles, le lavage de nos vêtements synthétiques ou la dégradation des emballages alimentaires libèrent des particules qui envahissent l’environnement. Ces fragments ne se contentent pas de flotter dans l’eau ou de rester dans le sol ; ils s’infiltrent aussi dans notre corps. Les risques pour la santé sont importants, avec une hausse des risques de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et de troubles de la fertilité. Trouver un substitut qui ne se fragmente pas en poussières toxiques est aujourd’hui une priorité pour la communauté scientifique.
La cellulose et le chlorure de choline, un combo qui marche
La piste explorée par l’équipe repose sur la cellulose végétale, le composé organique le plus abondant sur Terre, extrait de la pâte de bois. Ils associent cette cellulose au chlorure de choline, un sel organique souvent utilisé comme additif alimentaire. Ces deux ingrédients, déjà approuvés par la FDA (Food and Drug Administration, agence américaine), offrent un vrai potentiel pour créer des matériaux sûrs et respectueux de l’environnement. L’injection de ce sel dans la cellulose casse la rigidité naturelle des fibres de bois et donne un matériau malléable et adaptable.
Comment on obtient ce matériau et ce qu’il sait faire
Le procédé permet d’ajuster la structure moléculaire du matériau final en jouant sur les dosages de sel et les méthodes de pressage. En variant ces paramètres, on peut obtenir un matériau aussi dur que du verre ou doté d’une élasticité inédite. Le matériau peut être étiré jusqu’à 130 % de sa longueur initiale sans se rompre, et on peut l’obtenir avec une épaisseur allant jusqu’à 0,07 mm. Ces caractéristiques ouvrent la porte à une utilisation massive dans l’industrie de l’emballage fin, mais aussi pour d’autres applications à la fois structurelles et flexibles.
Que dit-on côté finances et environnement
L’un des objectifs principaux de l’équipe du Centre RIKEN est d’étudier la viabilité économique de l’innovation. Comme les matières premières sont abondantes et peu coûteuses, la production pourrait rester bon marché et concurrencer l’alternative au plastique traditionnel. Contrairement aux polymères pétrochimiques qui demandent souvent une longue liste d’additifs, cette approche se distingue par la simplicité de sa composition — comparable à une recette de cuisine, selon un argument rhétorique suggéré par les auteurs.








