Depuis le 1er novembre 2025, Ecomaison, éco-organisme agréé par l’État, lance en partenariat avec ecosystem la première collecte nationale de jouets. Cette opération, déployée dans plus de 2 500 points de dépôt, vise à encourager le réemploi, la réparation et le recyclage des jouets inutilisés. L’objectif : réduire les déchets, prolonger la durée de vie des produits et renforcer la filière de la seconde main en France, tout en associant le public à une démarche solidaire.
Une opération nationale inédite pour structurer la seconde main des jouets
Les Français sont invités, tout au long du mois de novembre 2025, à déposer leurs jouets, peluches, figurines ou jeux électroniques dans les points de collecte Ecomaison répartis sur tout le territoire. Selon Centre Presse Aveyron, plus de 2 500 lieux accueillent les dons, une mobilisation « sans précédent » dans l’histoire du recyclage domestique français. Les dépôts peuvent s’effectuer en magasin, école, déchèterie ou mairie, et les jouets collectés sont triés puis confiés à près de 500 associations partenaires. Ces associations effectuent un tri rigoureux : les jouets en bon état sont réemployés ou donnés, ceux nécessitant des réparations sont remis en état, et les jouets irrécupérables sont recyclés selon les normes environnementales françaises.
L’opération s’appuie sur la filière dite REP “jouets” (Responsabilité Élargie du Producteur), instaurée en 2022. Elle oblige les fabricants et distributeurs à financer la collecte et le traitement des produits en fin de vie. Selon L’Info Durable, cette filière permet désormais de récupérer 38 000 tonnes de jouets par an, un volume en forte croissance depuis sa création.
Un modèle circulaire pour éviter le gaspillage
Le dispositif repose sur une logique environnementale et sociale. En 2024, les initiatives de collecte « Laisse Parler ton Cœur », menées par ecosystem, avaient déjà permis de récupérer plus de 292 tonnes de jouets dans 430 communes. L’édition 2025 amplifie le mouvement : l’objectif fixé est de doubler la participation des foyers français et d’ancrer durablement le réflexe du réemploi.
D’après Ecomaison, 1 jouet sur 2 collecté dans les opérations précédentes a pu être réemployé. Ces résultats confirment la pertinence du modèle : en allongeant la durée d’usage des jouets, on réduit la production de plastique vierge, on économise des ressources naturelles et on limite les émissions de gaz à effet de serre.
Ecomaison décrit cette opération comme « un levier concret pour transformer les habitudes de consommation ». En misant sur la réparation et la redistribution, elle s’inscrit dans la stratégie française d’économie circulaire et de sobriété matérielle. Pour que la collecte atteigne ses objectifs, l’éco-organisme multiplie les actions pédagogiques : affichage en magasin, communication dans les écoles, campagnes locales relayées par les collectivités. L’agence Les Présidents, en charge de la communication, explique que « le défi est autant logistique que culturel : faire du réemploi un réflexe, pas une contrainte ».
La réussite repose sur la participation citoyenne. Les particuliers sont encouragés à vérifier l’état des jouets, à les nettoyer et à déposer uniquement des objets complets ou réparables. En parallèle, la montée en puissance des ateliers de réparation, soutenus par Ecomaison, consolide une nouvelle chaîne d’emplois dans l’économie circulaire.








