Le 16 octobre, les associations Générations Futures et Data For Good ont lancé en ligne la carte interactive « Dans mon eau« . Cet outil vise à rendre les infos sur la qualité de l’eau potable faciles d’accès et simples à comprendre pour tout le monde. Dans un climat où l’eau fait souvent parler d’elle, chacun peut désormais consulter rapidement des données sur la pollution chimique de son eau du robinet, commune par commune.
Une carte précise et toujours à jour
Ce qui démarque « Dans mon eau », c’est sa capacité à fournir des informations précises et régulièrement mises à jour sur la qualité de l’eau. Les données proviennent des agences régionales de santé qui réalisent des contrôles sanitaires de façon régulière. La carte est ainsi actualisée chaque mois pour que vous ayez toujours les infos les plus récentes. Elle vous aide aussi à repérer les zones où les seuils de qualité ou de sécurité sanitaire ont été dépassés au cours des cinq dernières années.
Parmi les fonctionnalités, vous trouverez un moteur de recherche qui permet de consulter par adresse ainsi que des cartes spécifiques pour chaque type de polluant recensé. On y identifie environ 300 substances : des pesticides et métabolites, des nitrates issus des engrais, le chlorure de vinyle monomère (CVM), les perchlorates provenant de munitions dégradées dans les sols après la Seconde Guerre mondiale, et enfin les PFAS, dont le contrôle sera obligatoire dès 2026.
Des couleurs pour tout vous éclairer
Pour faciliter la lecture des résultats, la carte utilise un système de codes couleurs simple :
- Le vert indique une eau où aucun polluant n’a franchi les limites réglementaires.
- Le jaune signale la présence d’au moins un type de polluant sans dépassement.
- L’orange montre qu’au moins un polluant a dépassé les seuils de qualité.
- Le rouge révèle un dépassement des critères de qualité (mais pas des valeurs sanitaires).
Même si plus de 87 % des unités de distribution respectent la réglementation, certaines régions affichent des disparités. Par exemple, les Hauts-de-France comptent plusieurs zones en rouge, tout comme le nord et l’est du grand bassin parisien. On relève des concentrations élevées en nitrates et pesticides dans la Somme et le Pas-de-Calais. D’autres zones à observer de près sont l’Eure-et-Loir, la Corrèze, la Dordogne et la Seine-et-Marne. Le sud et le pourtour méditerranéen se trouvent particulièrement touchés par la contamination par les PFAS.
Astuces à suivre et mesures à prendre
Face à ces constats, il est recommandé aux femmes enceintes d’éviter l’eau contenant plus de 50 milligrammes de nitrates. De même, il est conseillé de ne pas employer l’eau avec des perchlorates pour préparer les biberons des nourrissons de moins de six mois.
Une pétition en ligne a été lancée pour demander une surveillance renforcée et une gestion transparente, orientée vers la santé publique, de la qualité de l’eau potable. Pour l’instant, seulement 3 % des unités distribuent une eau déconseillée à la consommation. Cela dit, certaines collectivités peuvent obtenir une dérogation préfectorale leur permettant, sous conditions strictes, de distribuer temporairement cette eau.








