Un grand requin blanc baptisé Contender, surnommé « le dominant », fait parler de lui auprès des chercheurs et du public grâce à ses déplacements atypiques dans l’Atlantique Nord. Âgé d’environ 30 ans, il mesure 4,30 mètres et pèse près de 750 kg. Son suivi permet de mieux saisir comment se déploie la vie marine et d’aider à la préservation de son espèce.
Un prédateur aux allures inattendues
Contender a été détecté au large du golfe de Saint-Laurent, au Canada, après avoir émis ses signaux le 29 septembre et le 2 octobre, comme le précise Noovo Info. Sa présence dans cette région est une première, puisqu’il avait été repéré au large de la Floride en janvier dernier. Ce virage vers le nord intrigue particulièrement les scientifiques qui cherchent à comprendre les raisons de ces déplacements.
Le suivi de Contender est assuré grâce à un traceur installé par l’organisation OCEARCH en janvier 2025. L’appareil envoie un signal dès que sa nageoire dorsale reste hors de l’eau assez longtemps, permettant ainsi de suivre ses mouvements pendant cinq ans. Chris Fischer, fondateur d’OCEARCH, insiste : « C’est l’un des requins blancs les plus au nord que nous ayons jamais eu. » Ce suivi contribue à la conservation marine.
Comment il se nourrit et son rôle dans l’écosystème
En ce moment, Contender se nourrit surtout de phoques. Ce régime contribue à tempérer la population de phoques, ce qui limite leur appétit excessif pour les poissons. Un chercheur explique : « La pression exercée sur les phoques aide vraiment à protéger nos stocks de poissons. » Ce comportement illustre parfaitement le rôle écologique crucial des requins dans la régulation des écosystèmes marins.
Ce qu’il apporte à la recherche scientifique
Le suivi de grands requins blancs comme Contender offre des informations précieuses aux chercheurs. Les données collectées permettent d’identifier les zones où ces animaux pourraient se reproduire, un aspect qui reste encore bien mystérieux pour une espèce pouvant vivre environ 70 ans. Chris Fischer souligne : « Ces gros mâles matures jouent un grand rôle, car ils nous aident à comprendre où et quand se déroulent les accouplements. »
Les populations de grands requins blancs ont fortement diminué au fil des décennies, avec une baisse estimée à près de 90 % entre les années 1960 et 1980. Aujourd’hui, grâce au travail des chercheurs et d’organisations comme OCEARCH, on espère en savoir davantage sur leur reproduction et mieux les protéger.








