Le 14 janvier 2020, un incident aérien impliquant un vol de Delta Air Lines a rapidement attiré l’attention – et une bonne dose d’inquiétude – des habitants des comtés de Los Angeles et d’Orange, en Californie. Un Boeing 777, portant le numéro de vol Delta 89, a dû larguer une importante quantité de kérosène peu après son décollage à destination de Shanghai, Chine. L’événement a créé de fortes remous dans le voisinage et déclenché une enquête détaillée.
Ce qui s’est passé
Dès le décollage, le vol Delta 89 a perdu de la poussée, contraignant les pilotes à déclencher l’urgence. Pour permettre un atterrissage en toute sécurité sans surcharger l’avion, ils ont dû larguer 6,8 tonnes de kérosène au-dessus d’une zone très peuplée. Ce déversement a touché environ 38 000 habitations et écoles, provoquant des blessures mineures chez plusieurs dizaines de personnes au sol.
Les réactions n’ont pas tardé. Les propriétaires concernés n’ont pas tari d’éloges pour critiquer le choix de la zone où le kérosène a été largué, soulignant que cette opération à basse altitude comportait de sérieux risques. Pour répondre à ces critiques, Delta Air Lines a précisé que ses pilotes avaient agi en suivant les règles établies par la Federal Aviation Administration (FAA) pour faire face à ce type d’urgence.
La riposte officielle et l’enquête
Du côté de Delta, la réponse officielle s’est focalisée sur le respect des règles fédérales. La compagnie a annoncé que ses pilotes avaient suivi la formation validée par la FAA afin d’assurer la sécurité des passagers, de l’équipage et des personnes au sol. Une investigation menée par la FAA a finalement blanchi les pilotes, démontrant que toutes les procédures avaient été correctement respectées.
Malgré cette validation, l’incident a soulevé des questions sur la manière de gérer les urgences aériennes en zone densément peuplée. L’enquête a mis en lumière la nécessité d’examiner – et peut-être de revoir – les protocoles en place pour limiter les désagréments sur les communautés lorsque surviennent des situations similaires.
L’accord financier et la résolution
Pour éviter des procédures judiciaires de longue haleine, Delta Air Lines a proposé un accord financier conséquent aux personnes affectées. La somme totale s’élève à 78,75 millions de dollars, dont 50,6 millions seront versés après déduction des frais, afin d’indemniser environ 38 000 propriétés touchées par le déversement.
Avant d’entrer en vigueur, l’accord doit encore être validé par un juge fédéral californien. Filippo Marchino, avocat représentant les plaignants, a qualifié cette proposition de « juste et raisonnable », estimant qu’elle offre une compensation adaptée aux familles qui réclament respect et traitement équitable.








