Dans l’Indre, la construction d’un data center par Google à Ozans fait grand bruit. Ce projet, qui s’inscrit dans la tendance mondiale d’expansion des infrastructures numériques, suscite de vives inquiétudes chez les habitants. Au cœur du projet se trouve le défi de répondre aux besoins grandissants en stockage de données tout en trouvant le bon équilibre entre développement technologique et préservation des ressources locales.
Un projet qui fait parler de lui
Dès que Google a lancé l’idée, La France insoumise (LFI) n’a pas mâché ses mots. La branche locale, LFI de l’Indre, fustige ce qu’elle qualifie de projet « opaque, vorace et imposé sans débat public ». Parmi les inquiétudes, la consommation d’énergie du data center, équivalente à celle d’une ville de 200.000 habitants, a particulièrement fait réagir tout le monde.
En plus, on estime que ce centre utiliserait jusqu’à 2 milliards de litres d’eau par an – soit environ la moitié de la consommation annuelle de Châteauroux. Ce chiffre en dit long pour ceux qui craignent pour les ressources locales, déjà bien sollicitées.
Les actions des opposants
Face à ces préoccupations, LFI n’est pas resté les bras croisés. Une pétition a été lancée en ligne sur le site Mes Opinions (même si, au 8 juillet 2025, elle n’avait récolté qu’une quarantaine de signatures). L’objectif affiché est d’obtenir un « moratoire immédiat sur tout nouveau projet » de ce genre, afin de permettre une réflexion poussée sur les retombées environnementales et sociales.
- Les opposants demandent aussi « une transparence totale sur les technologies utilisées »
- Ils insistent pour organiser « une concertation publique systématique », estimant que chacun devrait pouvoir donner son avis sur des décisions qui touchent directement son cadre de vie.
Les arguments des militants du coin
Les militants locaux n’hésitent pas à détailler leurs arguments. Pour eux, le parc d’activités, initialement pensé pour redynamiser l’emploi local, s’est vu détourné vers un usage industriel inattendu avec l’installation du data center. Ils lancent d’ailleurs ces mots : « Destiné à l’origine à sauver l’emploi local, ce parc d’activités s’est subitement mué en un extravagant projet de site d’hébergement de données ».
Ils ponctuent aussi leur discours en affirmant : « Un projet plus modeste, mais tout aussi inquiétant dans sa méthode : absence totale de consultation citoyenne ». À leurs yeux, protéger l’eau et l’électricité locales doit primer sur les exigences du monde numérique : « dans l’Indre, notre eau et notre électricité ont bien plus de valeur que de simples datas ».
Un regard tourné vers l’avenir
Le débat autour de ce data center est loin de s’éteindre. LFI prévoit de renforcer ses actions dès la rentrée prochaine pour freiner non seulement ce projet actuel, mais aussi pour influencer les décisions futures sur les projets sous surveillance des infrastructures numériques de la région.








