La Terre vient d’atteindre l’aphélie mais que cela veut-il dire ?

Le 3 juillet 2025, la Terre sera à son aphélie, à 152 millions de kilomètres du Soleil.

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La Terre vient d'atteindre l'aphélie mais que cela veut-il dire ?
La Terre vient d’atteindre l’aphélie mais que cela veut-il dire ? © RSE Magazine

Le 3 juillet 2025, la Terre atteindra son aphélie – le moment où elle se trouve le plus éloignée du Soleil. Même si cet événement se répète régulièrement, il continue de passionner astronomes et curieux.

Comprendre l’aphélie et ce que ça signifie

L’aphélie correspond au moment où un objet céleste en orbite autour du Soleil se retrouve à sa plus grande distance de celui-ci. Pour notre planète, cette distance atteindra 152 087 737 kilomètres en 2025, soit environ 1,02 unité astronomique. Ce point précis sera atteint à 21 heures, 54 minutes et 43 secondes, c’est-à-dire 19h54 UTC.

Ce terme s’applique aussi bien aux comètes qu’à d’autres objets en orbite solaire. Son inverse, le périhélie, correspond au moment où la distance au Soleil est la plus réduite. Par exemple, le 4 janvier 2025, la Terre s’est trouvée à seulement 147 103 686 kilomètres du Soleil. La différence entre ces deux positions extrêmes avoisine les cinq millions de kilomètres.

Dates variables et influence sur nos saisons

Les dates précises de l’aphélie et du périhélie varient un peu d’une année à l’autre. Entre 2019 et 2030, par exemple, l’aphélie peut se produire entre le 3 et le 6 juillet. En 2026, ce sera le 6 juillet qui sera marqué par cet éloignement maximal. Ces légères variations s’expliquent par la trajectoire un peu complexe de la Terre autour du barycentre Terre-Lune ainsi que par la position et la phase de la Lune.

Contrairement à ce qu’on pense souvent, ce n’est pas la distance entre la Terre et le Soleil qui règle nos saisons. C’est l’inclinaison de notre axe (d’environ 23 degrés par rapport au plan orbital) qui joue le grand rôle (ce décalage fait que l’hémisphère nord est orienté vers le Soleil en été, recevant un soleil plus direct et des journées plus longues).

Les saisons vues autrement

Si les positions du périhélie et de l’aphélie restaient fixes dans le temps, alors la longueur des saisons serait la même chaque année. Toutefois, comme l’explique l’Observatoire de Paris : « Actuellement, le barycentre Terre-Lune passe au périhélie début janvier et à l’aphélie début juillet. Donc la Terre se déplace plus rapidement sur son orbite en janvier et l’hiver est la saison la plus courte ; elle est plus lente en juillet ce qui rend l’été la saison la plus longue. » Même si nous sommes plus proches du Soleil en hiver dans l’hémisphère nord, c’est bien cette inclinaison qui forge nos saisons.

Fait surprenant, même s’il y a environ 9 % de différence au niveau du flux solaire entre le périhélie et l’aphélie, cette variation dans la quantité de lumière reçue n’entraîne pas de grandes différences de températures sur Terre.

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