Un vent de révolte souffle sur les chantiers et festivals : au lieu de dégager des fumées nauséabondes, des batteries high-tech promettent de remplacer les générateurs polluants. Impossible ? Pensez-y deux fois.
Instagrid revendique 701.005 tonnes de CO₂e évitées
Le 24 janvier 2024, la société Instagrid avait annoncé une étape majeure : une levée de fonds de 95 millions de dollars et une expansion aux États-Unis et au Canada. Avec ce coup de pouce financier, la start-up allemande s’attaque aux générateurs à combustion, affirmant son rôle crucial dans la décarbonation.
Instagrid mise tout sur une solution portable et silencieuse. Le système Instagrid ONE, alimenté par batterie, promet jusqu’à 94% de réduction des émissions par rapport à un générateur diesel équivalent. Les chiffres sont éloquents : 701.005 tonnes de CO₂e évitées à ce jour, 297 t de NOx, 215.378 t de CO émises en moins. Une avancée majeure pour un outil professionnel vraiment vert.
Fondée en 2018 par d’anciens cadres de Bosch, Instagrid a levé 33 millions de dollars en 2022 (Série B) pour booster son expansion, puis 95 millions de dollars en 2024, portés par des investisseurs comme Teachers’ Venture Growth, Morgan Stanley 1GT et Energy Impact Partners. Leur argument ? Une puissance de pointe égale ou supérieure à celle des générateurs classiques, sans émissions ni bruit, dans un boîtier plus léger et compact.
Ambition affichée : couvrir 10 TWh d’énergie propre d’ici 2030
Obligée de jouer le jeu de la durabilité, Instagrid a obtenu la certification B Corp en mai 2024 avec un score de 98,1 (contre 50,9 pour une entreprise traditionnelle). Elle se distingue dans les composantes environnement (37,3), gouvernance (16,7), social et clients. Un label qui certifie qu’elle ne mise pas seulement sur la décôte carbone, mais tient ses promesses de transparence, d’éthique et de responsabilité.
Grâce à ses 95 millions de dollars, Instagrid mise sur le marché nord-américain : exécution de la production, installation de bureaux et recrutement local. Le PDG américain Rich Romer a été recruté en vue de cette ambition. L’enjeu ? Déloger les 50 millions de petits moteurs thermiques non routiers produits chaque année, en proposant un produit plus propre, moins coûteux et plus sûr.








