La MACIF à l’UNOC 2025 : cap sur une économie bleue responsable

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La MACIF à l’UNOC 2025 : cap sur une économie bleue responsable © RSE Magazine

Du 9 au 13 juin 2025, la ville de Nice accueille la troisième édition de la Conférence des Nations Unies sur l’océan (UNOC). À cette occasion, la MACIF – Mutuelle Assurance des Commerçants et Industriels de France – viendra démontrer, le 10 juin, son implication dans la préservation des océans et dans le développement d’une économie bleue durable. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des engagements RSE de l’assureur mutualiste, plus souvent connu pour ses contrats que pour ses combats environnementaux. Pourtant, à y regarder de plus près, la mer semble couler dans ses veines.

Une présence engagée à l’UNOC 2025 : la MACIF navigue pour les océans

Le mot d’ordre est clair : témoigner d’une mobilisation concrète pour la protection du milieu marin. Le 10 juin 2025, au Palais des Expositions de Nice, rebaptisé « La Baleine » pour l’occasion, la MACIF organise une conférence publique animée par Chloé Nabédian. Objectif : faire connaître au grand public les expéditions et projets soutenus, dont ceux menés par Jean-Louis Étienne et Roland Jourdain. Ce dernier est cofondateur du fonds Explore, un partenaire stratégique pour la MACIF.

« En tant qu’acteur mutualiste engagé, la Macif œuvre depuis des années pour la transition écologique et solidaire, notamment avec des engagements liés à l’Océan et à la protection des populations qui en dépendent », affirme Jean-Louis Grosse Delasalle, président de la MACIF.

Mais au-delà des paroles, la mutuelle fait monter à bord du port de Nice des initiatives bien tangibles : la goélette Persévérance, rattachée à l’expédition Polar Pod, et le catamaran We Explore, symbole d’innovations environnementales. Le premier, destiné à ravitailler une future station scientifique, sillonnera l’Atlantique Nord, l’Antarctique et Clipperton pour collecter des données inédites sur l’océan Austral. Le second, quant à lui, abrite un réseau de projets comme Plastic Odyssey ou Longitude 181, engagés contre la pollution marine.

Engagements RSE de la MACIF : vers une économie bleue, vraiment durable ?

S’engager pour les océans n’est pas un coup de communication. Du moins, c’est ce que veut démontrer la MACIF. En avril 2025, l’assureur a officialisé son partenariat avec Explore, un fonds de dotation reconnu d’intérêt général. Ensemble, ils ambitionnent d’expérimenter des méthodes de co-construction territoriale afin de renforcer la culture du risque, la prévention locale et l’adaptation au changement climatique.

Mais l’assureur ne s’arrête pas à la recherche scientifique. Dans le cadre de l’Année de la Mer, la MACIF publie un ouvrage intitulé Les Océans et moi, co-signé par Jean-Louis Grosse Delasalle et Jean-Philippe Dogneton, directeur général. L’ouvrage présente les liens entre la MACIF et l’environnement marin, tout en restituant une enquête réalisée avec le cabinet Via Voice sur la perception des océans par les Français. Un beau livre ? Sans doute. Mais aussi un outil pour légitimer une vision : celle d’un assureur engagé dans une « économie bleue ».

L’ensemble de ces démarches s’inscrit dans une logique de contribution aux Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, en particulier l’ODD 14 (« conserver et exploiter de manière durable les océans ») et l’ODD 17 (« partenariats efficaces entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile »).

Au-delà de la vitrine événementielle : quelles preuves concrètes d’impact ?

C’est la question qui fâche. Si la MACIF multiplie les actions symboliques – catamarans ambassadeurs, conférences inspirantes, publications édifiantes –, les résultats quantifiables manquent à l’appel. Aucun indicateur précis d’impact environnemental mesuré ou de retour sur engagement n’est encore publié. L’assureur, pourtant prompt à faire valoir ses 6,950 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, reste discret sur les budgets alloués à ces projets marins. S’agit-il de mécénat opportun ou de transformation stratégique ? Le doute reste permis.

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