Les objets connectés envahissent notre quotidien, mais derrière leur confort se cache un problème de taille : leur manque de transparence. Selon la FTC, 89 % d’entre eux n’informent pas les utilisateurs sur leur durée de vie réelle et les mises à jour.
Des appareils connectés, mais vulnérables
Les appareils connectés, souvent vendus comme des outils durables et pratiques, cachent une réalité moins reluisante. Selon une étude de la FTC publiée en novembre 2024, près de 9 produits sur 10 testés ne précisent pas combien de temps ils recevront des mises à jour logicielles. Ces mises à jour sont pourtant essentielles pour maintenir la sécurité et la fonctionnalité des produits.
Sans ces mises à jour, des objets comme des thermostats ou des caméras de sécurité deviennent obsolètes, exposant leurs utilisateurs à des risques importants. Par exemple, une caméra non mise à jour peut permettre à des pirates d’accéder à vos données personnelles.
Outre la durabilité, la question de la sécurité est au cœur des préoccupations. Les appareils non mis à jour deviennent des cibles faciles pour les cyberattaques. Selon la FTC, cette situation découle d’un manque d’obligations légales pour les fabricants, qui ne sont pas tenus de garantir des mises à jour sur le long terme.
Cela pose un double problème : les utilisateurs ne sont pas informés et les produits deviennent inutilisables sans avertissement. Certains fabricants, comme Apple, montrent pourtant qu’un autre modèle est possible. Avec des mises à jour régulières sur des périodes allant jusqu’à 7 ans pour ses iPhone, la marque prouve qu’une durabilité accrue est réalisable.
Des pistes pour plus de transparence
La FTC propose des solutions claires pour remédier à ce manque de transparence. Elle envisage notamment de rendre obligatoire l’affichage de la durée des mises à jour pour chaque produit connecté. Cela inclurait une « garantie de mises à jour », similaire à ce qui est pratiqué pour certains smartphones.
Cette approche permettrait aux consommateurs de choisir des produits en connaissance de cause, tout en favorisant une économie plus durable. En effet, prolonger la durée de vie des appareils réduirait les déchets électroniques.
Si ces propositions deviennent des obligations, les fabricants devront repenser leur stratégie. Finie l’obsolescence programmée déguisée, place à une communication claire. Cette transformation pourrait aussi influencer la perception des consommateurs, qui privilégieraient les marques plus transparentes.
En attendant, la FTC rappelle que « le manque d’informations sur les mises à jour est parfois contraire à la loi ». Une situation qui pourrait conduire à des sanctions dans les cas les plus flagrants, notamment pour les produits vendus sans informations claires aux États-Unis.








