Nouméa : des liens entre maladies respiratoires et pollution

A Nouméa, des pics de pollution au dioxyde de soufre se multiplient depuis plusieurs semaines.

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Nouméa : des liens entre maladies respiratoires et pollution
Nouméa : des liens entre maladies respiratoires et pollution © RSE Magazine

Nouméa: pics de pollution à répétition

Cette pollution est due à « des émissions d’une centrale électrique au fioul vieillissante et de vents défavorables » selon les informations de l’organisme local de surveillance, comme l’explique un article en ligne du Figaro.

Philippe Escoffier, chargé d’études à Scal-Air (Association de Surveillance Calédonienne de la Qualité de l’Air), assure : « On a enregistré une vingtaine de dépassements du seuil d’information (au-delà de 300 microgrammes de SO2 par m3 d’air, ndlr) en une quinzaine de jours. Ce n’est pas anodin. »

L’article du Figaro ajoute que le 12 octobre dernier, « le maximum de concentration sur une heure a atteint 417 mg/m3 en moyenne dans le quartier de Logicoop, au nord de l’usine métallurgique de la Société Le Nickel (SLN) qui utilise la centrale et produit 55.000 tonnes de nickel par an. »

Il précise que la SLN, filiale du français Eramet, « opérateur historique du nickel calédonien », « fonctionne avec une centrale électrique au fioul, âgée de près de 50 ans. Avec l’urbanisation, le site industriel est aujoud’hui entouré de zones habitées. »

Irène Mapéri, responsable du comité de quartier de Montravel, ajoute : « On a tellement l’habitude de vivre avec cette pollution, que c’est presque devenu banal pour nous. Mais ces derniers jours, on tousse, on a le nez qui coule, les yeux qui piquent. » 

Des liens entre pathologies respiratoires et épisodes de pollution

L’article du Figaro explique que « deux études épidémiologiques réalisées à Nouméa entre 2008 et 2012 ont mis en évidence des liens entre des pathologies respiratoires et des épisodes de pollution », ajoutant que « l’industriel, qui assure œuvrer à la réduction de ses émissions, affirme que ces pics sont essentiellement dus « à des vents rabattant (la pollution) vers la ville, plus faibles et réguliers que d’ordinaire ». »

Olivier Béligon, directeur de la communication à la SLN précise : « La centrale tourne avec du fioul Basse teneur en soufre (BTS) et dès que les vents sont défavorables, nous passons en Très basse teneur en soufre (TBTS). »

Lire l’intégralité de l’article du Figaro ici.

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