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13/09/2019

​Pesticides : le projet du gouvernement n’a rien de révolutionnaire




Le gouvernement a présenté comme unique et ambitieux son plan d’instauration de zones tampons et de préventions contre les pesticides. Pourtant ces mesures de précautions sont loin d’être exceptionnelles si on les compare à ce qui se fait dans d’autres pays.


Non, vraiment, la France n’est pas unique au monde dans son approche protectrice concernant les pesticides. Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, de nombreux États ont mis en place des mesures de précaution. « Ces initiatives répondent à une directive européenne datant de 2009, et qui enjoint les Etats membres à ce que "l’utilisation de pesticides soit restreinte ou interdite" dans les "zones utilisées par le grand public ou par des groupes vulnérables (...), comme les parcs et les jardins publics, les terrains de sports et de loisirs, les terrains scolaires et les terrains de jeux pour enfants, ainsi qu’à proximité immédiate des établissements de soins". Cette protection existe également au Canada ou encore aux Etats-Unis, notamment en Californie, ou à Hawaï » raconte LCIRéserves d’eau, écoles, maisons de retraites sont ainsi souvent protégées. 
 
Ainsi la plupart des mesures prises par la France sont des transpositions de directives européennes, alors même qu’en Europe, seule l’Espagne devance la France en volumes de pesticides vendus. « Autre nuance à apporter : des zones tampons, plus importantes, ont déjà été imposées en Europe et dans le monde, autour des habitations. Il s'agit toutefois d'initiatives prises à l'échelon locale. On en retrouve en Italie : Adriano Marini, le maire de Malosco, une petite commune du nord-est du pays, a pris un arrêté municipal en 2010 interdisant l'utilisation de pesticides sur une bande de cinq mètres à la frontière des plantations agricoles. Sur les 45 mètres suivant, seul l'épandage manuel est autorisé. Les pesticides classés "toxiques" ou "très toxiques" sont eux complètement bannis. Dans cette région, il s'agit surtout de plantations de pommiers et l'annonce n'a pas réjoui l'ensemble de la communauté : certains agriculteurs ont tenté un recours juridique sans succès » appuie LCI. De quoi prendre un peu de recul sur les déclarations des membres du gouvernement dans le domaine. 
 





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