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05/11/2014

​Le net nourri le braconnage

Jean Camier



Une enquête publiée par Newsweek s’intéresse au trafic d’animaux sur le net. Il apparaît que cette pratique a fait prendre une nouvelle ampleur au braconnage. A titre d’exemple on apprend que la corne de rhinocéros qui valait 1 000 dollars le kilo en 2011 s’échangerait à 30 000 dollars le kilo aujourd’hui.


C’est le magazine français Le Courrier International qui a repris le premier les informations dénichées par le magazine Newsweek. Dans son numéro à paraître le 7 novembre, le magazine américain publie une enquête fouillée sur le trafic d’animaux en ligne. Il apparaît que « de la même façon qu'il est devenu la place de marché la plus importante du monde pour les produits légaux, Internet est aussi un réseau du crime, où l'on échange biens et services. »

Le titre français qui a eu accès à cette enquête explique que « tout est à vendre sur le Net, y compris des animaux morts ou vivants, et pour tous les acheteurs : collectionneurs, négociants, mais aussi adeptes de médecine à base de cornes de rhinocéros et autres appendices d'espèces en danger. Le trafic d'animaux est le cinquième marché illégal du monde, juste derrière les narcotiques. Et les prix ne cessent de grimper, amplifiés par la chambre d'écho du web. »

Le net comme amplificateur

Les trafics d’animaux n’ont bien entendu pas attendu internet pour se mondialiser. Il est en effet de notoriété publique que les braconniers en Afrique ont souvent envoyé jusqu’en Asie les défenses d’éléphants et autres fruits de chasses illégales. En revanche, avec internet, l’accès aux produits issus du braconnage s’est largement démocratisé il n’est plus nécessaire d’avoir accès à des réseaux de crime organisé pour commander.

« 
Selon l'enquête de Newsweek, la corne de rhinocéros valait 1 000 dollars le kilo en 2011. Elle se négocie aujourd'hui à 30 000 dollars le kilo. A ce prix, l'espèce n'en a plus que pour vingt ans. Et les vendeurs n'ont même pas besoin d'aller se cacher dans les tréfonds du dark web : à cause du manque de cohérence entre les réglementations nationales, ils peuvent opérer en pleine lumière, ou en masquant simplement l'objet de leur négoce derrière un nom de code : os de bœuf pour l'ivoire d'éléphant, par exemple » lit-on dans Le Courrier International.





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