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27/10/2014

​La Réunion innove avec la climatisation à l’eau de mer

Jean Camier



L’île de la Réunion vise l’autonomie énergétique pour 2030. Dans ce cadre, le département d’Outre-Mer lance le plus vaste projet au monde de climatisation à l’eau de mer. Le procédé innovant devrait permettre de climatiser une soixantaine de grands bâtiments du nord de l’île et créer de l’emploi pour les habitants.


DR willgoto.com
DR willgoto.com
Pour atteindre l’objectif d’indépendance énergétique d’ici à 2030, les autorités de l’île de la Réunion lancent un projet unique au monde de climatisation par l’eau de mer. Si le procédé a déjà fait ses preuves et est utilisé en Polynésie et à Hawaï, il n’a encore jamais été lancé à grande échelle. Ce sera donc une première mondiale portée par le département français d’Outre-Mer.

« Dans le département français de l'océan indien, le projet ambitionne de climatiser une soixantaine de bâtiments publics et privés (aéroport, université, centres commerciaux...) des zones urbaines de Saint-Denis et Sainte-Marie (nord) » détaille le site internet du magazine Challenges.

Economies d’énergies et emploi

« Le système pompera l'eau d'origine polaire des profondeurs de la mer (5° à 1.100 mètres) pour refroidir, via un échangeur thermique, un circuit d'eau douce alimentant les locaux à climatiser. 75% d'électricité sera ainsi économisée » continue le magazine qui s’appuie sur une dépêche de l’Agence France presse.

C’est le Syndicat intercommunal d’exploitation des eaux océaniques (Sideo) de l’île qui sera chargé de mené ce projet. Le coût de l’opération s’élève à 150 millions d’euros dont 90 millions payés par l’Etat. « Entre 300 à 400 emplois seront crées sur le chantier, notamment pour creuser les 23 kilomètres de tranchées nécessaires pour enfouir les canalisations. Sept kilomètres de canalisations seront nécessaires pour transporter l'eau de mer jusqu'à la côte et 1 km pour la rejeter dans l'océan, après usage » lit-on plus loin.

Le début des travaux est prévu pour mi 2015 pour une durée estimé de deux ans.  Les retombées économiques pour les habitants de La Réunion devraient ainsi être très importantes « dans une île qui compte plus de 135.000 chômeurs sur une population de 826.400 personnes ». Pour permettre d’impliquer des acteurs locaux « les partenaires institutionnels et industriels du projet (Etat, Région, GDF Suez, ADEME) ont signé avec des acteurs économiques un "Small business act" destiné à ouvrir le marché, directement ou en sous-traitance, à des petites entreprises locales. »





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