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25/11/2019

​JO 2024 à Paris : l’accord entre le CIO et Airbnb exaspère les hôteliers




L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) vient d’annoncer qu’elle quittait l’organisation des JO de 2024 à Paris à cause du partenariat entre le CIO et Airbnb. Une annonce qui pousse encourage la mairie de Paris à durcir le discours, mais pas trop les actes envers la plateforme.


La Maire de Paris veut organiser un référendum sur Airbnb mais après les élections municipales. Une façon bien sentie de durcir le discours sans prendre trop de risque. Car si la rébellion des hôteliers envers la plateforme de location est à son paroxysme, la municipalité sait que de nombreux parisiens font leur beurre de cette nouvelle facilité à louer son logement. 
 
Si à cinq mois des élections municipales, l’équipe actuelle s’est sentie obliger de réagir, c’est que la tension est montée d’un cran. « La branche hôtellerie française de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) a décidé de suspendre sa participation à l’organisation des JO -2024, après le partenariat du CIO avec la plateforme Airbnb » explique France Info qui en réaction a donné la parole à l’adjoint au maire en charge du tourisme, Jean-François Martins. Ce dernier a ainsi décelé un « cri d’alarme politique ».  La goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour l’UMIH qui voit bien les effets importants de l’évolution des habitudes des touristes. Que ce soit pour limiter les prix ou pour avoir une expérience de luxe plus personnelle dans un appartement de « vrai » parisien, toutes les gammes de l’hôtellerie sont touchées par l’effet Aribnb. 
 
Ce que Jean-François Martins reconnait aisément en expliquant qu’on « ne peut plus être dans une situation où on a des hôtels qui investissent, qui embauchent des gens et qui paient des impôts, qui sont en concurrence avec des gens qui ne paient pas d'impôts en France, qui ne créent pas d'emploi et qui n'investissement pas. » Sur une ligne de crête, l’élu n’a pas non plus annoncé un débat ou des mesures plus restrictives que celles qui existent déjà. Car si Airbnb explose à Paris, c’est bien que de plus ne plus de parisiens en profitent. Annoncer de nouvelles restrictions, c’est risquer de se les mettre à dos avant les élections. De ce point de vue, un référendum annoncé après les élections prête à sourire pour un conseil municipal qui a été aux commandes cinq ans.





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