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17/11/2014

​Gaz de Schiste, retour sur le potentiel européen

Jean Camier



Alors qu’une étude vient d’être publiée sur l’optimisation de la technique de fracturation hydraulique, le site spécialisé Actu-environnement s’interroge sur le véritable potentiel des réserves de gaz non conventionnelles.


Le conseil européen de l’académie des sciences (EASAC) a publié le 13 novembre une étude sur de nouvelles techniques de fracturation hydraulique. D’après leurs éléments, ces nouveaux procédé ont « considérablement réduit l'empreinte écologique de l'extraction du gaz de schiste. »

« Parmi ces techniques, on retrouve le remplacement de certains produits chimiques potentiellement nocifs ou encore la communication de tous les additifs utilisés pour la fracturation » explique Actu-environnement, dans un article dédié à ce sujet.

Quelles réserves accessibles en Europe ?

« Reste que le potentiel d'extraction de gaz de schiste au sein de l'UE est "incertain", à cause des limites des données géologiques permettant d'évaluer l'accessibilité des réserves, ce qui douche les espoirs de certains de voir le gaz de schiste exploité à grande échelle sur le continent » continue le site spécialisé en s’appuyant sur le rapport de l’EASAC.
Le document montre qu’il faut éviter de créer des parallèles hâtifs avec les Etats-Unis alors que les réserves européennes sont largement moins importantes. «  Les réserves les plus importantes en Europe se situent en France et en Pologne, qui détiendraient respectivement 3,88 et 4,19 mille milliards de mètres cubes, selon l'Agence américaine pour l'information sur l'énergie (EIA). Le territoire des États-Unis renfermerait quant à lui quelque 16 mille milliards de mètres cubes » détaille Actu-environnement.

A ces données il faut ajouter les différences fondamentales qui existent dans le domaine géologique. En Europe, il s’agit de roches plus fragiles, parce que plus anciennes et facturées.

En revanche, dans le domaine de l’indépendance énergétique, le gaz de schiste est indéniablement identifié comme une option. « Le gaz de schiste constitue bien une alternative séduisante aux importations en provenance de la Russie dans un contexte politique tendu, souligne toutefois l'EASAC, qui estime que le gaz en question pourrait apporter "une contribution non négligeable à la sécurité énergétique" en remplaçant une partie des importations russes » relève l’article.





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