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18/02/2015

​Des satellites vérifient l’acidification des océans




Une étude publiée par le Journal of Environmental Science and Technology montre que l’utilisation de satellites fonctionne pour surveiller les océans. Ainsi, ces appareils auraient démontré que les émissions de CO2 acidifient l’eau de mer et menace la biodiversité.


La revue spécialisée Journal of Environmental Science and Technology vient de publier une étude qui vise à démontrer l’utilité des satellites pour la surveillance des océans. « Gravitant autour de la terre à plus de 700 km de distance, les satellites équipés de différents instruments embarqués permettent d'accéder à des informations géophysiques essentielles telles que la salinité et la température » explique l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) dans un communiqué.
 
Ainsi, « Combinées, ces mesures peuvent être utilisées pour évaluer l'acidification des océans sur des zones beaucoup plus vastes et bien plus rapidement qu'avec les méthodes utilisées précédemment par la communauté scientifique. Cela devrait largement améliorer la façon dont les biologistes marins et les spécialistes du climat étudient l'océan » continue l’Institut spécialisé qui a participé à un projet de ce type avec notamment l’Agence Spatiale européenne et l’Université d’Exeter au Royaume-Uni.

Moins onéreux

Contrairement aux apparences, surveiller les océans depuis l’espace serait moins onéreux que des études de terrain. « Il est à la fois difficile et coûteux de réaliser des mesures sur le terrain tout au long de l'année dans des endroits inaccessibles. Nous développons ces techniques innovantes pour surveiller de vastes zones des océans. Cela nous permet d'identifier rapidement et facilement les zones les plus concernées par l'acidification croissante » explique le directeur de l’étude, Jami Shutler. Pour ce chercheur de l’Université d’Exeter, cité par l’IFREMER, « Les satellites vont jouer un rôle de plus en plus important dans la surveillance de l'acidification des océans, en particulier dans les eaux éloignées et souvent dangereuses comme l'Arctique. »
 
Ces techniques prometteuses encouragent les chercheurs à persévérer dans cette voie. Pour plus de résultats et de précisions l’Institut français appelle de ses vœux le « développement d'autres capteurs satellite, afin d'atteindre une meilleure résolution des images, notamment au regard de l'enjeu que constitue la surveillance de l'acidification des océans sur l'ensemble de la planète. »





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