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22/10/2014

​Au Québec, les baleines auront-elles raison d’un projet d’hydrocarbures ?

Jean Camier



Le rivage d’un petit village du Québec est le théâtre d’un bras de fer entre le groupe de distribution d’hydrocarbures TransCanada et des militants de défense des animaux. Au centre de la polémique, le projet d’installation d’un terminal pétrolier dans une zone que les baleines blanches apprécient particulièrement.


Source wikipedia.fr
Source wikipedia.fr
Qui des baleines ou des navires pétroliers a sa place près du petit port de Cacouana au Québec ? Voilà le centre d’un litige qui oppose la société pétrolière TransCanada et des défenseurs des animaux. Située sur la rive du fleuve Saint Laurent, la petite ville apparait au géant pétrolier comme un lieu stratégique pour exporter le pétrole par l’Atlantique. Outre le fait que beaucoup de riverains ne veulent pas que le fleuve se transforme en axe commercial, le projet de terminal pétrolier est entouré de zones protégées dédiées à la sauvegarde des baleines blanches, espèce protégée.

1,1 million de barils face à 880 baleines blanches

D’après un reportage détaillé du quotidien Le Monde , TransCanada espère mettre en place un terminal qui pourra accueillir cinq pétroliers par semaine. « Le futur terminal pétrolier serait relié aux gisements de sables bitumineux de l’Alberta, dans l’Ouest, par un super-oléoduc de 4 600 kilomètres capable d’acheminer 1,1 million de barils par jour – un débit record. Les travaux devraient débuter en 2016 et les premiers pétroliers accoster en 2018 » explique le journal.

Le calendrier pourrait cependant être remis en question étant donné l’ampleur de la mobilisation : « Redoutant des fuites, voire des marées noires, les protestataires ont lancé une campagne sur le thème « Coule pas chez nous ! ». Elle a pris de l’ampleur, à coups de pétition (35 000 signatures) et de manifestations, lorsque TransCanada a effectué, début septembre, des forages exploratoires et des sondages sismiques aux abords de Cacouna. Des associations de défense de l’environnement – dont Nature Québec, la Fondation David Suzuki et Greenpeace – ont obtenu de la cour supérieure du Québec, le 23 septembre, la suspension des travaux jusqu’au 15 octobre, date aux alentours de laquelle les bélugas quittent habituellement leur « pouponnière » de Cacouna. »

Les baleines blanches, aussi appelées bélugas, sont en voie de disparition et ne seraient plus que 880 dans le monde. Face aux intérêts pétroliers, les militants dénoncent un crime contre la biodiversité et ont réussi à empêcher la reprise des travaux qui était prévue pour le 16 octobre. Affaire à suivre.





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