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02/11/2016

​Afrique, le manuel anti-corruption un peu naïf de la BAD et l’OCDE




Chaque année près de 150 milliards d’euros disparaissent chaque année en Afrique à cause de la corruption. Les entreprises sont en première ligne sur ces sujets dans des pays où les institutions sont souvent mal équipées pour lutter. Face à cette situations la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’OCDE ont publié un guide aux PME de lutte contre la corruption. Une initiative qui semble vaine pour les TPE et PME, avant tout victimes de la corruption.


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En Afrique, affirme un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) et l’OCDE souligné par La Tribune, environ 148 milliards de dollars sont perdus à cause de la corruption. Malédiction de ce continent qui est devenue la nouvelle terre de croissance économique, le phénomène perdure à cause d’un problème général d’institutions faibles ou peu indépendantes du pouvoir, créant des situations de kleptocraties.
 
Face à cette situation, la BAD et l’OCDE, définissent les lignes pour un comportement exemplaire des entreprises. En premier lieu les deux institutions estiment qu’il faut un engagement clair et publique de l’entreprise. « Le management se doit également d'apporter impérativement un soutien actif aux employés qui font face à des sollicitations de pots-de-vin. Un soutien qui se résume à l'expression «ton donné par le haut» et qui peut se matérialiser par une déclaration claire du conseil d'administration, notamment via l'approbation d'un code de conduite. Les cadres et managers se doivent également d'adopter un comportement irréprochable en adéquation avec les messages anti-corruption adoptés par la direction. Valoriser les employés ayant signalés des cas de sollicitation de bakchich peut également s'avérer bénéfique » rapporte La Tribune . Des mesures qui peuvent s’accompagner de punitions exemplaires des collaborateurs mêlés à des faits de corruption ou qui n’ont pas dénoncé des pratiques observées.

Petites entreprises victimes avant tout

Le rôle de la direction est avant tout de protéger les salariés tout en mettant à leur disposition les moyens de faire remonter de manière sécurisée des informations, estiment la BAD et l’OCDE. Des conseils pertinents mais qui doivent être nuancés puisque, bien souvent, les petites et moyennes structures ne sont pas en mesure de faire évoluer les pratiques. Prises en otage d’une économie parallèle toxique, elles participent à consolider ce système.
 
Difficile de leur demander de mettre fins à des pratiques instituées au risque de voir leurs activités dégringoler. A ce titre, le chantier de la protection des sonneurs d’alarmes semble être une piste plus efficace pour lutter contre la corruption dans son ensemble en fissurant ce sentiment général d’impunité.





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