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25/07/2018

​207 défenseurs de l’environnement ont été tués en 2017

Sébastien Arnaud



L’ONG Global Witness annonce qu’elle a comptabilisé 207 personnes tuées dans le monde pour s’être révolté contre un projet qui abime l’environnement. Outre ces meurtres, des milliers de violences et de pressions sont à déplorer.


Creative Commons - Pixabay
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Le chiffre est forcément sous-évalué. Lorsque Global Witness annonce que 207 personnes ont été tuées en 2017 parce qu’elles défendaient une cause environnementale, l’ONG sait qu’elle passe forcément à côté de cas non déclarés. « Leaders autochtones, rangers chargés de protéger la faune sauvage ou « personnes ordinaires » défendant leur terre ou leur rivière, ces victimes ont été recensées dans 22 pays, à 60 % en Amérique latine. Le Brésil a connu la pire année, avec 57 meurtres. En Afrique, sur 19 meurtres (12 en RDC), 17 étaient liés à du braconnage ou des activités minières illégales. De l’autre côté de la planète, 48 personnes ont été tuées pour les seules Philippines, du jamais vu dans un pays asiatique, selon ce rapport » résume 20 Minutes.
 
Un de ces meurtres sur quatre a eu lieu dans un contexte de projet agricole. 33 pour des disputes minières, 26 pour des projets de déforestation et 23 personnes sont mortes en défendant des animaux du braconnage. Une répartition des horreurs qui pousse Global Witness à souligner que dans chacun de ces cas, les violences se justifient par des réseaux et un business qui est directement ou indirectement alimenté par des habitudes de consommation. « Agriculture de masse, mines, braconnage, abattage forestier… alimentent en composants et ingrédients les rayons de nos supermarchés, qu’il s’agisse d’huile de palme pour les shampooings, de soja pour le bœuf ou de bois pour nos meubles » explique l’association.
 
Et si ces morts alertent sur la gravité de la situation, ils ne rendent pas forcément compte de la situation globale avec des milliers de cas de violences d’autres types. « Le rapport, intitulé « A quel prix ? », retrace l’engagement du Colombien Hernan Bedoya, tué de 14 tirs par un groupe paramilitaire, pour s’être dressé contre la culture d’huile de palme et de banane sur les terres de sa communauté. Aux Philippines, c’est le massacre par des militaires de huit villageois opposés à l’extension d’une plantation de café. Il n’y a pas que les meurtres, ajoute l’ONG, qui décrit tout l’arsenal pour bâillonner les opposants : menaces de mort, interpellations, poursuites, cyberattaques, violences sexuelles, disparitions… » ajoute 20 Minutes. 
 
Outre la lutte pour plus de justice et lutte contre l’impunité, Global Witness encourage vivement les consommateurs à faire pression sur les entreprises pour les pousser à être responsable. En normalisant la transparence sur les chaines d’approvisionnement, les entreprises peuvent beaucoup, y compris empêcher que des militants soient tués.





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