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27/11/2013

« Y’a t’il un pilote dans l’avion à Bruxelles ? » Réseau Action Climat interpelle la Commission Européenne




La subvention française de 150 millions d’euros approuvée par la Commission Européenne à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est pas du goût de Réseau Action Climat. Celui-ci publie un communiqué « Y’a t’il un pilote dans l’avion à Bruxelles ? » Ses rédacteurs demandent à la Commission de faire marche arrière et d'interdire le projet.


La Commission Européenne a approuvé la subvention de 150 millions d’euros de l’Etat français à la société des Aéroports du Grand Ouest (détenu à 85% par Vinci). L’instance européenne juge que la subvention de l’Etat « est compatible avec les règles de l’UE relatives aux aides de l’Etat. »

L’approbation européenne a déclenché l’ire du Réseau Action Climat et d'autres associations écologistes (1). Celui-ci publie un communiqué qui interpelle les institutions européennes : « Y’a t’il un pilote dans l’avion ? » La fédération d’associations écologistes qui s’est engagée dans le combat contre l’installation de l’aéroport dans l’Ouest attaque pour la deuxième fois Bruxelles. En septembre déjà, la Commission Européenne « avait annoncé qu’il n’y avait aucun motif d’infraction dans le dossier et qu’il n’était pas la peine d’ouvrir une procédure d’infraction formelle. »

« Les grands discours sont en dissonance avec les actes »

« Au lendemain de la 19ème conférence des parties sur le climat organisée par les Nations Unies à Varsovie, il est urgent que la France face preuve de cohérence et d'exemplarité sur ses politiques climatiques. Les grands discours sont en dissonance avec les actes de nos décideurs politiques qui préfèrent s'entêter à construire un aéroport sur environ 2000 hectares de terres agricoles cultivables, entraînant la destruction d'emplois paysans et donc l'atteinte à la vitalité des territoires ruraux et détruisant au passage des zones humides tout en favorisant les transports les plus émetteurs de gaz à effet de serre » dénonce le communiqué.
 
Pour ses rédacteurs la situation financière de la France ne peut lui permettre de financer un projet « injustifié et certainement pas rentable pour Vinci puisque ce se dernier ne peut s’autofinancer. » Enfin, ils demandent l’annulation pure et simple du projet d’aéroport sommant la Commission Européenne de « prendre ses responsabilités et décréter le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes incompatible avec la législation européenne en matière environnementale, notamment par rapport à la directive cadre sur l'eau. »

(1) Acipa, Agir pour l’environnement, Attac, Amis de la Terre, Confédération paysanne, Générations Futures, Solidaires.





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