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05/06/2014

USA, la baisse de 30% des émissions de CO2 ne fait pas l’unanimité




Le gouvernement américain vient de modifier la réglementation sur les émissions de CO2. D’ici à 2030 le champion du monde toutes catégories de la pollution vise une baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2005. Cette mesure qui doit crédibiliser le pays avant le Sommet de Paris est loin de faire l’unanimité.


Depuis la non signature du protocole de Kyoto, les Etats-Unis sont montrés du doigt par les militants écologistes. Le champion du monde en terme des pollueurs était critiqué pour son immobilisme et son peu d’engagement dans le domaine des émissions carbones et du réchauffement climatique.

La nouvelle réglementation proposée par le gouvernement américain change nettement la donne. La Maison blanche a annoncé que d’ici à 2030, les émissions de CO2 devront avoir baissé de 30% par rapport à 2005. « A elle seule, cette mesure ne suffira évidemment pas à inverser la tendance climatique mondiale. Loin s’en faut. Mais c’est de la part du président un encouragement concret donné aux entreprises et aux chercheurs pour qu’ils collaborent au développement de la prochaine génération de technologies propres » lit-on dans le Financial Time.

Division de l’opinion

L’annonce a été largement commentée par les médias américains et de farouches oppositions se sont déclarées. Du côté des supporters de la mesure, The Financial Time explique que grâce à cette décision « c’est en pionnier que Barack Obama pourra se rendre à la conférence de Paris. »

En face, les élus républicains et certains démocrates dénoncent le lancement d’une « guerre au charbon » avec des risques importants sur l’emploi. De fait, de nombreuses centrales de charbon risquent de fermer ne pouvant atteindre les objectifs fixés par l’Etat. Les détracteurs du projet craignent aussi que le prix de l’électricité augmente considérablement. À ce sujet l’administration américaine répond que des investissements importants vont être effectués dans des énergies plus propres, faisant baisser les prix et créant des emplois.

Les commentateurs expliquent aussi que le moment choisi est idéal puisque depuis 2008 les émissions de CO2 baissent grâce à l’essor du gaz de schiste mais aussi de la crise économique.





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