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06/02/2015

Suppression des aides à l’exportation du charbon




Manuel Valls a mis fin à la grogne des militants écologistes qui reprochaient à François Hollande de ne pas tenir sa promesse de suppression des aides à l’export du charbon. Pour autant le projet soulève quelques questions de cohérence, notamment au sujet des activités des entreprises d’Etat à l’étranger.


Les militants ont crié au scandale trop vite. A l’image du Nouvel Observateur qui titrait le 23 janvier « Subventions charbons : Hollande zappe sa promesse. » Finalement, Manuel Valls et Ségolène Royal ont pris à bras le corps les questions environnementales en présentant mercredi 4 février la feuille de route écologique du gouvernement (Notre article).
 
Parmi les mesures, la suppression a des aides à l’exportation du charbon était très attenue. Le président de la République s’était en effet engager à la prendre lors de la dernière conférence environnementale. Le Premier ministre confirme, « le président de la République l'a dit et je le répète : la France supprimera l'assurance-crédit à l'export des centrales à charbon sans stockage de CO2. »
 
« Au final, seuls les projets prévoyant le captage et le stockage du CO2 – les moins polluants, mais très peu nombreux à l'heure actuelle – pourront donc continuer à bénéficier des garanties publiques françaises à l'export vers les pays en développement. En revanche, les centrales à charbon dites "supercritiques", plus efficaces mais encore très polluantes, sont bien exclues du champ des aides » commente Europe 1 sur son site.

Bonne nouvelle, mais…

Comme l’a déjà souligné RSE Magazine, l’annonce du gouvernement a été accueillie plutôt favorablement par les associations et élus. Cependant, ils ont très vite demandé à ce que le calendrier soit précisé. C’est le cas notamment du Réseau action climat (RAC) qui a twitté : « Le gouvernement réaffirme la fin des crédits export pour le charbon. Une bonne nouvelle pour le climat si ça s'applique IMMÉDIATEMENT. »
 
De son côté, le site spécialisé Actu-environnement, s’interroge : « Quid des entreprises dont l'Etat est actionnaire ? » Plus loin, l’article s’appuie sur des représentants du RAC pour rappeler que « rien n'est également mentionné sur le rôle des entreprises françaises EDF et GDF dont l'Etat est actionnaire principal qui continuent de mener des projets charbon à l'étranger ? »





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