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25/10/2017

Sulfoxaflor, levée de bouclier contre l’autorisation




L’autorisation du sulfoxalor, pesticide tueur d’abeilles, fait beaucoup réagir associations et personnalités. Selon eux, cette autorisation est d’autant plus étonnante qu’elle a lieu dans un contexte où les autorités françaises et européennes se sont prononcées pour la réduction drastique des pesticides.


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Sulfoxaflor, le mot est savant et pas facile à retenir et pourtant il est sur toutes les lèvres. La décision de la France d’autoriser ce pesticide anti abeille fait vivement réagir. Les communiqués des ONG se sont succédés et dans Le Monde , l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho et deux parlementaires ont publié un tribune à ce sujet. Expliquant être tous les trois à l’origine de la loi d’interdiction des néonicotinoïdes, ils dénoncent l’inconsistance des autorités françaises qui interdisent puis autorisent. « L’interdiction des néonicotinoïdes est une conquête démocratique. L’article 125 de la loi pour la reconquête de la biodiversité du 8 août 2016 prévoit que l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives de la famille des néonicotinoïdes et de semences traitées avec ces produits est interdite à compter du 1er septembre 2018, et définitivement au plus tard le 1er juillet 2020. Cette disposition a été arrachée au terme d’un long combat parlementaire. Elle a été adoptée dans un premier temps contre l’avis du gouvernement d’alors. Elle a fait l’objet de cinq lectures à l’Assemblée nationale. Elle a rassemblé par-delà les appartenances partisanes. Elle a été soutenue par la mobilisation de plus de 700 000 citoyens » expliquent-ils.
 
Le texte est intéressant parce qu’il pose une question fondamentale. Qu’est ce qui a changé en un an pour qu’une autorisation viennent contredire une loi avant même le début de son application ? « Alors que cette loi doit entrer en vigueur dans moins d’un an, l’autorisation du sulfoxaflor par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), le 27 septembre, en constitue une violation par anticipation. Depuis vingt ans, les multinationales qui fabriquent ces substances ont toujours eu recours à la même habileté : chaque fois qu’un produit a été interdit, les firmes sortent du chapeau une nouvelle marque, un nouvel emballage, une nouvelle molécule présentée comme différente des précédentes » arguent-ils.
 
Lire en intégralité la tribune publiée par le journal Le Monde





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