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22/11/2016

Santé, les dangers des nanoparticules au travail ne doivent plus être négligés

Sébastien Arnaud



Des chercheurs viennent de démontrer les risques graves sur la santé et les poumons de l’exposition prolongée dans le cadre du travail à des nanoparticules. D’après leurs conclusions, soulignées par le site spécialisé "Destination Santé", six millions de travailleurs seront concernés en 2020 alors qu’il n’existe aucune réglementation précise sur les seuils de tolérances acceptables pour la santé.


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Les nanoparticules sont au cœur des inquiétudes sur la santé au travail. « D’ici 2020, les chercheurs estiment que près de six millions de travailleurs seront exposés à des nanoparticules sur leur lieu de travail. Or les doses potentiellement rencontrées en milieu professionnel déclencheraient des signes d’inflammation et de fibrose pulmonaires. Les soudeurs sont, eux, déjà très concernés » alarme le site spécialise Destination Santé en introduction d’un article consacré à ce sujet.

La preuve de graves conséquences sur les poumons

En appliquant sur des souris les nanoparticules prélevées des poumons de travailleurs : « Certains rongeurs en recevaient 5 microgrammes, soit une concentration représentative de celle à laquelle est exposé un soudeur professionnel. D’autres étaient exposés à 50 microgrammes, mimant ainsi la dose potentielle reçue par des travailleurs dans des usines de fabrication de nanoparticules d’oxydes métalliques. »  Les résultats sont alarmants : « Chez les souris ayant reçu des doses répétées de 5 microgrammes de MnFe2O4 et CrOOH, le tissu pulmonaire entourant les bronchioles était presque deux fois plus épais que chez les rongeurs témoins. Chez celles soumises à des doses répétées de 50 microgrammes, la situation était encore plus alarmante. Les auteurs ont constaté « un épaississement quatre fois plus élevé que chez les souris témoins touchant aussi les tissus entourant vaisseaux sanguins et alvéoles pulmonaires » » lit-on plus loin.

Cette démonstration, première du genre, devrait avoir des conséquences sur les précautions à prendre pour les personnes confrontées au quotidien à des nanoparticules. Outre le fait que les employeurs doivent prendre le problème à bras le corps, les chercheurs encouragent les autorités à évaluer plus précisément le danger et à chercher à fixer des seuils d’exposition.

Lire ici en intégralité l’article de Destination Santé





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