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04/10/2016

Recyclage des portables, un enjeu écologique et économique

Sébastien Arnaud



Un rapport du Sénat estime qu’en France cent millions de téléphones usagés sont conservés et recommande de trouver des moyens pour les recycler. Avec de tels chiffres l’intérêt économique de se lancer dans cette vois parait très clair.


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D’après un rapport du Sénat, il y a en France cent millions de téléphones usagés stockés dans des tiroirs ou des placards. Un chiffre impressionnant mais pas surprenant si l’on s’arrête une minute sur ce que nous avons fait de nos anciens appareils défectueux ou dépassés.

« Le recyclage des appareils électroniques est une vieille lune, remise au goût du jour par un rapport sénatorial, signé de Marie-Christine Blandin (Écologiste) et de Jean-François Longeot (UDI-UC). Cette fois, les téléphones portables sont plus particulièrement visés. Les deux sénateurs déplorent le peu d'entrain des Français à recycler leurs vieux mobiles, alors qu'ils représentent des gisements de matières premières et d'emplois » avance Le Figaro .

Il est assez clair que la situation est très représentative des maux de notre temps ; nous achetons cher des appareils constitués de métaux rares et quand ces derniers ne fonctionnent plus ou qu’un meilleur appareil sort, nous les laissons prendre la poussière. Si la situation peut aussi être expliquée par l’obsolescence programmée des appareils ou les stratégies marketing des fabricants, de bonnes pratiques pourraient permettre de limiter les excès la situation.
 

Une économie sous exploitée

Le premier levier d’action serait de mieux communiquer sur les endroits où l’on peut déposer nos téléphones et dans quel but. Une information qui pourrait être délivrée par les opérateurs qui écoulent chaque année des milliers de nouveaux téléphones. De leur côté on perçoit peu d’engagement dans ce domaine. Pourtant, explique Le Figaro, « les vendeurs ont pourtant une obligation de reprise lors de l'achat d'un nouvel appareil. Cette obligation a été mise en place par une directive européenne datant de juillet 2012, dite directive D3E ( Déchets d'équipements électriques et électroniques). Elle a pour objectif de favoriser le recyclage de ces équipements et impose aux fabricants et aux importateurs d'équipements électroniques et électriques de prendre en charge les coûts de ramassage ainsi que le traitement des déchets d'équipement électriques et électroniques. »

En recyclant ces appareils, on peut récupérer de l’or, de l’argent, du tantale, coltan et d cuivre. Des métaux précieux dont la demande ne cesse d’augmenter avec les problématiques des « métaux de sang » en particulier en Afrique centrale.
« De même, de nombreux emplois pourraient être dédiés au recyclage, même si le nombre est difficile «à estimer, car il y a beaucoup d'emplois diffus, d'autoentrepreneurs». Aux Ateliers du Bocage, une entreprise d'insertion située dans les Deux-Sèvres, 140 salariés ont traité depuis 2006 environ trois millions de téléphones usagés (recyclage ou réutilisation). Avec 100 millions d'appareils dans les tiroirs des Français, il y a de quoi développer l'emploi » note très justement le quotidien français.





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