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06/09/2016

Réchauffement climatique, ce que l’Océan nous dit de la planète

Sébastien Arnaud



D’après des scientifiques, l’Océan a absorbé 93% du réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre. Sans ce processus naturel, la température terrestre serait supérieure de 36°C. Les conséquences sur les organismes marins sont très importantes.


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L’océan aussi se réchauffe avec la planète. Si cette affirmation semble logique, ce que l’on sait moins c’est que ce dernier est en première ligne. « Les scientifiques estiment que l’océan a absorbé 93 % du réchauffement dû à l’émission de gaz à effet de serre générés par les activités humaines depuis 1970. « Sans cela, il ferait 36°C de plus qu’actuellement sur la terre, ce serait invivable, » traduit Carl Gustav Lundin, directeur du programme marin de l’UICN. Or « 70 % de la biodiversité se trouve dans l’océan », rappelle-t-il. Ce rôle de tampon face aux changements climatiques a un coût élevé pour les écosystèmes marins, c’est ce que le réseau de défense de la nature montre dans une volumineuse compilation d’études scientifiques, qu’elle rend publique lundi 5 septembre » résume le journal Le Monde.
 

Bouleversement pour les organismes marins

« Des régions polaires jusqu’aux régions tropicales, des groupes entiers d’espèces comme les méduses, les tortues et les oiseaux de mer se sont mis à remonter de dix degrés de latitude vers les pôles. Tous les organismes marins ont commencé à migrer : phytoplancton, algues, invertébrés, poissons, mais pas tous selon la même trajectoire. Non seulement le plancton, à la base de la chaîne alimentaire de la faune marine, change d’aires de répartition depuis cinquante ans, mais sa saisonnalité se modifie et il devient plus petit par endroits. Note plus positive : il se diversifie dans les eaux froides » continue le journal.

Les scientifiques montrent ainsi que les effets du réchauffement de la planète sont beaucoup plus évidents dans les mers que sur la terre, pour un bilan préoccupant. Par ailleurs certains effets ont des répercussions sur l’homme avec des conséquences pour les groupes humains qui dépendent directement des produits de la mer : « La pêche et l’aquaculture fournissent environ 15 % de protéines animales à 4,3 milliards de personnes dans le monde. Or, sous l’effet de l’élévation des températures à laquelle s’ajoute l’attaque de méduses et de divers pathogènes, les élevages conchylicoles, de crustacés ou de saumons seront amenés à déménager.





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