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09/12/2013

Rapport sur le potentiel hydroélectrique français, quid de l’environnement ?

Jean Camier



Le rapport « connaissance du potentiel hydroélectrique français » s’interroge sur les possibilités de création de nouveaux sites de production d’électricité. Une production annuelle de 10 térawattheures est envisagée. D’après actu-environnement.com, les impacts environnementaux n’ont pas été pris en compte.


La synthèse du rapport « connaissance du potentiel hydroélectrique français » a été publiée mi novembre. Le site d’informations spécialisé actu-environnement.com  revient sur le sujet « particulièrement sensible ». Le texte est d’abord passé quasi inaperçu, d’après le site le caractère sensible « explique probablement que le ministère n’ait fait aucune publicité autour du document. »
 
Il s’agit en fait d’un consensus entre l’Etat et les producteurs réunis dans l’Union française de l’électricité (UFE). « Au total, quelque 2.750 mégawatts (MW) de puissance hydroélectrique font l'objet d'un consensus et pourraient être ajoutés, pour une production annuelle de l'ordre de 10 térawattheures (TWh). Compte tenu que certaines régions n'ont pu être étudiées, le potentiel maximal, calculé en ajoutant les projets proposés par l'UFE au potentiel validé, pourrait atteindre 3.350 MW pour une production de 12 TWh par an. » résume l’article.

Question environnementale occultée

Les conclusions des négociations entre l’Etat et l’UFE confirment dans les faits les chiffres que les énergéticiens avaient présentés lors du débat sur la transition énergétique. Les associations présentent lors du débat avaient alors rejeté catégoriquement ces prévisions. France Nature Environnement (FNE) avait issu un communiqué pour rappeler que l’hydroélectricité posait un certain nombre de questions. « L’argument climatique pour justifier l’équipement hydroélectrique des cours d’eau ne tient pas. Ce ne sont pas 500 ou 1000 microcentrales supplémentaires qui vont changer de manière significative le bilan carbone du pays » affirmait le communiqué avant d’ajouter que «  l’objectif issu du Grenelle de deux tiers des masses d’eau en bon état en 2015 ne sera malheureusement pas atteint. La raison de cet échec est en grande partie liée aux perturbations hydromorphologiques générées en particulier par les équipements hydroélectriques. »

D’après actu-environnement.com, le potentiel retenu est en fait le « potentiel technique expertisé » et non le « potentiel technique acceptable » qui tient compte des contraintes et enjeux environnementaux.

Voir la synthèse du rapport ici





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