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01/03/2016

Prolonger le parc nucléaire couterait entre 55 et 100 milliards d’euros

Sébastien Arnaud



La ministre de l’environnement et de l’énergie a déclaré être sur le point d’autoriser le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises, avançant l’argument de la rentabilité. La question mérite cependant d’être posée depuis que la Cour des comptes a estimé à 100 milliards d’euros le cout de maintenance du parc nucléaire français.


 Interrogée par France 3 dimanche 28 février, Ségolène Royal a affirmé être prête à autoriser le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises si l’Autorité de sûreté nucléaire donnait son accord.

Alors que les écologistes sont montés au créneaux, Le Monde affirme de son côté que « Mme Royal n’a pourtant fait que rappeler une évidence. La France a décidé de réduire le poids de l’atome dans son bouquet électrique, nullement de renoncer à cette énergie. Ce qui suppose de garder en service une partie des cinquante-huit réacteurs actuels, sauf à les remplacer par de nouvelles unités. La véritable question est de savoir combien de tranches seront maintenues en activité, et à quel coût. »

La question de la rentabilité

Dans un dialogue de sourds entre les pros et les antis, le quotidien de l’après-midi résume la situation en dressant un tableau rapide de la filière. En effet, si la loi sur la transition énergétique prévoir de passer de 75% à 50% de nucléaire d’ici 2025, « elle ne fait aucunement état de fermetures de réacteur, en se contentant de plafonner la puissance du parc électronucléaire hexagonal à son niveau actuel de 63,2 gigawatts. Or, la plupart des réacteurs français ont été couplés au réseau entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980, si bien qu’entre 2019 et 2025 la moitié d’entre eux atteindront la limite de quarante ans pour laquelle ils ont été conçus. »

En fait pour tenir cette proportion de nucléaire, EDF milite pour l’allongement de la durée de vie de ses structures. Mais si Ségolène Royal a repris la rhétorique de l’électricien sur la rentabilité, la solution est loin d’être évidente. Alors que EDF estime à 55 milliards d’euros les investissements nécessaires, la Cour des comptes a elle évalué à 100 milliards d’euros le montant nécessaire pour garder ouverte les centrales.

Un éclairage utile du quotidien qui en profite pour ajouter qu’il « ne revient pas à Mme Royal de donner son feu vert à une extension de la durée de vie des centrales française

Lire en intégralité l’analyse du journal Le Monde




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