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25/03/2014

Pour Humanité et Biodiversité, la forêt est « à privilégier pour réussir la transition écologique »

Jean Camier



Dans un communiqué l’association Humanité et Biodiversité a critiqué le texte de loi sur la forêt défendu par le gouvernement. Selon elle, on ne peut « que déplorer l’absence de vision multifonctionnelle » du projet de loi et « il ne tient qu’aux parlementaires de rehausser l’ambition » du texte.


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Pour Humanité et Biodiversité, le projet de loi d’avenir agricole et forêt est « une occasion manquée » puisque « en l'état, le projet de loi passe à côté du sujet en privilégiant les seuls intérêts économiques, et en oubliant les aspects tant environnementaux que sociaux. »
 
Le communiqué de l’association a été publié le 21 mars à l’occasion de la journée internationale des forêts. Alors que le document défendu par le ministère de l’Agriculture est en attente d’une deuxième lecture au Sénat, les militants écologistes souhaitent que les parlementaires soient plus exigeants et amende le document pour qu’il s’applique plus particulièrement à défendre « le caractère multifonctionnel » des forêts.

« Une garantie de gestion durable des forêts insuffisante »

Humanité et Biodiversité estime que le texte repose sur « des considérations économiques ». Le projet, « dans sa version actuelle » ne contiendrait pas « de critères environnementaux précis. » Du coup, les auteurs demandent à ce « qu'il soit fait en sorte que les documents de gestion prévoient des mesures et engagements concrets au profit de la biodiversité forestière (objectifs chiffrés en terme d'arbres favorables à la biodiversité, de bois morts, âges et diamètre d'exploitabilité, zones en réserve...). » Pour l’association, le caractère social doit être souligné en lançant une réflexion sur « la place que l’on souhaite donner aux forêts dans notre société ».
 
Ensuite, le communiqué critique la disparition des conditionnalités pour les propriétaires : « Avec ce nouveau projet de loi, on assiste à un dévoiement puisqu'il ouvre la possibilité de verser des aides financières aux propriétaires sans que ces derniers n'engagent d'actions positives en faveur de la fourniture de ces services (préservation, restauration du milieu...). »
 
Enfin, ils appellent les parlementaires à réagir avant que l’adoption définitive de la loi. Ce serait à eux « de rehausser l’ambition du projet de loi, et de s’assurer que le développement encouragé de l’exploitation forestière ne se fasse ni au détriment de la biodiversité forestière et des services qu'elle rend, ni au détriment de ses usagers. »
 





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