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18/03/2016

Pollution : les mesures de l'UE qui ne plaisent pas aux maires des grandes villes




Face à la pollution, les grandes villes européennes souhaitent accélérer le mouvement en accordant un délai aux constructeurs pour se conformer aux nouvelles limites d'émissions diesel. Mais ce n'est pas du goût des maires de certaines grandes villes.


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Un article en ligne du journal Le Point, d'après une dépêche AFP.lepoint.fr/automobile/securite/pollution-les-grandes-villes-d-europe-veulent-accelerer-le-mouvement-17-03-2016-2025948_657.php , explique que "vingt maires d'Europe, à l'initiative de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, ont interpellé mercredi leurs gouvernements respectifs pour dénoncer la 'décision injuste et erronée' de l'UE de permettre de nouvelles limites d'émissions de gaz polluants, une initiative soutenue par Ségolène Royal."

Ainsi, dans une "tribune titrée 'La santé des citoyens avant celle des lobbys industriels' et publiée par Le Monde daté de jeudi, les maires - dont ceux de Madrid, Milan ou Stockholm - affirment qu'il 'n'est pas concevable d'imposer aux autorités publiques de respecter des normes de pollution de l'air, tout en donnant le feu vert à l'industrie automobile pour les violer'."
 
L'article ajoute qu'"à la tête de collectivités comptant 25 millions d'habitants, ils s'insurgent contre la 'décision injuste et erronée' prise le 12 février par les 28 États membres de l'UE de donner leur feu vert aux nouvelles limites d'émissions de gaz polluants qui s'appliqueront aux tests en conditions réelles de conduite pour les moteurs diesel, à partir de septembre 2017."

La théorie et la pratique

L'article du Point précise que "les constructeurs automobiles devront ainsi se soumettre à ces tests, mais ils bénéficieront d'une marge de tolérance pour les émissions d'oxyde d'azote (NOx) de 110 % en ce qui concerne les nouveaux modèles mis en circulation, soit deux fois plus que le seuil actuel de 80 mg de NOx par kilomètre."

Pourquoi accorder cette marge ? "Car la précédente limite était contrôlée par une méthode peu adaptée. La nouvelle étant plus sévère, il est apparu équitable à l'administration européenne de supporter une partie de la faute et d'accorder à une industrie lourde le temps d'adapter ses véhicules devenus, par un changement de règle, non conformes." Les maires des grandes villes, eux-mêmes soumis à une obligation d'amélioration de l'air sous peine de pénalités, élèvent la voix contre ces mesures : "Comment protéger la santé de nos concitoyens si l'Union européenne valide un permis de polluer au détriment de la santé publique ?  Que dire aux parents dont les enfants souffrent de problèmes respiratoires aigus, aux personnes âgées et aux plus fragiles ? Devons-nous leur dire que leur gouvernement a préféré la santé de l'industrie automobile à la leur ?"
Dans un communiqué, Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement a affirmé soutenir l'initiative des élus. Un communiqué souligne que le conseil des ministres de l'Environnement du 4 mars a "permis d'évoquer ce dossier pour s'assurer d'une révision rapide du cadre réglementaire de l'homologation. La réglementation européenne sur les homologations de véhicules et la surveillance du marché doivent impérativement être renforcées."

Lire l'intégralité de l'article du Point ici..lepoint.fr/automobile/securite/pollution-les-grandes-villes-d-europe-veulent-accelerer-le-mouvement-17-03-2016-2025948_657.php

 





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