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21/11/2016

Pollution : le combat qui oppose un roi tribal du Nigéria contre le géant pétrolier Shell




Un roi tribal du Nigeria a fait le voyage jusqu’à Londres pour défier Shell, le géant pétrolier devant la Haute Cour.


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Le roi Okpabi de la communauté Ogale lance à la Haute Cour britannique,  à Londres :  « Si j’ouvre cette bouteille, toute la pièce va sentir le pétrole. Cette eau, mon peuple la boit! ».

A Londres, tient trois jours d’audience vont se tenir pour étudier deux plaintes déposées par de simples Nigérians contre le géant anglo-néerlandais Shell.

« Spécialiste des recours collectifs, le cabinet Leigh Day représente 40 000 agriculteurs et pêcheurs de la communauté Ogale et 2335 pêcheurs du royaume Bille, tous victimes de la pollution dans le Delta du Niger et réclamant de la compagnie anglo-néerlandaise qu’elle nettoie et réhabilite enfin la région, souillée par les fuites d’oléoducs qui ont détruit les terres et pollué les étangs », explique un article en ligne du journal La Tribune de Genève.

« Des maladies étranges »

Le chef nigérian ajoute : « Les gens de ma communauté sont frappés par des maladies étranges. Certains souffrent de maladies de la peau ou d’infertilité. D’autres meurent subitement. J’ai les moyens d’acheter de l’eau minérale, mais pas pour tout le monde! »

L’article de La Tribune de Genève ajoute que « Le géant Royal Dutch Shell estime que la cour britannique devrait laisser la justice nigériane se pencher sur ces plaintes, qui concernent en premier chef la filiale Shell Petroleum Development Company of Nigeria (SPDC). »

Mais pour le roi, «Shell, c’est le Nigeria, autant que le Nigeria, c’est Shell. Jamais vous n’allez gagner devant un tribunal nigérian. Le système judiciaire est miné par la corruption.»

Or, « un rapport alarmant a été publié en 2011 déjà par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), suite à une enquête en profondeur sur les ravages causés par la pollution dans le Delta du Niger. Pour réparer les dégâts, estime l’ONU, il faudra lancer l’opération de nettoyage la plus vaste jamais entreprise au monde, sur une durée de vingt-cinq à trente ans. Une responsabilité que Shell refuse d’endosser. »

Lire l’intégralité de l’article de La Tribune de Genève ici.





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