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23/07/2015

Pollution de l'air, Agir pour l'environnement enfonce le clou

Sébastien Arnaud



Les associations ont vivement réagi à la publication du rapport de la commission du Sénat sur la pollution. Sous pression, le gouvernement a annoncé une loi sur l'air qui sera surveillée par les associations.


Pollution de l'air, Agir pour l'environnement enfonce le clou
Dans son communiqué de presse du 16 juillet, Agir pour l’Environnement, une association de mobilisation citoyenne et nationale en faveur de l'environnement affirme qu’en France, « une personne meurt en France toutes les 12 minutes à cause d’un air vicié. » Une statistique qui fait froid dans le dos. Se référant au rapport du Sénat (Rapport du 15 juillet sur « le coût économique et financier de la pollution de l'air », n° 610 tomes I et II), l’association Agir pour l’Environnement explique que plusieurs sources de pollution, entre autres, sont responsables de la mauvaise qualité de l’air : « L’usage abusif d’engrais chimiques, le soutien fiscal constant accordé au diesel, l’épandage passif de pesticides. »

Une loi sur l'air

Selon Agir pour l’Environnement, Ségolène Royal et Marisol Touraine, respectivement ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie, et ministre de la Santé, devraient « préparer une loi sur l’air ambitieuse et protectrice de la santé des individus », ajoutant que « la prochaine loi de finance doit mettre fin à l’avantage fiscal dont bénéficie le diesel. ». Car « c’est la pollution  ‘de fond’, c'est-à-dire la pollution constante, qui provoque les effets les plus durablement néfastes pour la santé », rappelle la commission d’enquête du Sénat.

Le délégué général d’Agir pour l’Environnement, Stéphen Kerckhove commente : « ce rapport sénatorial vient une nouvelle fois confirmer ce que tout le monde sait depuis de trop nombreuses années. Nous ne sommes plus dans le cadre d’une politique de précaution mais dans la gestion d’une crise aigüe. Toute volonté de temporiser ne pourrait être interprétée que comme une insupportable irresponsabilité ».

Reste à anticiper le budget nécessaire aux nouvelles évaluations nécessaires à la mise en place d’une telle législation. Pour cela, la commission d’enquête du Sénat propose des solutions dans quatre thématiques : « la recherche et le calcul du coût économique et financier de la pollution de l'air, les normes destinées à lutter contre la pollution, l'innovation, la formation, l'information et l'aide à la décision. »





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