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14/04/2016

Plus de pesticides à la campagne qu'en ville

Sébastien Arnaud



Une étude de l’observatoire régional de l'air (Oramip) sur les pesticides démontre qu’il y en a jusqu’à trois fois plus à la campagne qu’en milieu urbain.


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Un article en ligne du journal 20Minutes explique que « quand l’Observatoire régional de l’air (Oramip) prend du champ et mesure les pesticides que l’on respire, forcément, le « bon » air de la campagne en prend un coup. »

 L’article ajoute que « les résultats dévoilés jeudi, concernent deux sites :  Bélesta, un petit village haut-garonnais du Lauragais et la ville d' Auch dans le Gers. Le tout sur une durée inédite d’un an. »

L’article souligne que « sur les 60 molécules recherchées, 9 seulement sont quantifiables en zone urbaine contre 14 dans la campagne lauragaise. Dans cette dernière, 22 % des échantillons mettent en évidence des molécules de lindane dont la commercialisation est pourtant interdite depuis 1998. »
 

Des surveillances mises en place

Plus globalement, « les concentrations de fongicides, herbicides et autres insecticides dans l’air sont jusqu’à trois plus élevées dans le Lauragais qu’à Auch, avec un gros pic au printemps et en début d’été. »

 En outre, l’article de 20minutes explique que « la mesure des phytosanitaires dans l’air en est à ses balbutiements, tout comme les études sur leurs effets sur la santé. L’Oramip se garde bien de tirer des généralités de la première étude comparative sur un sujet sensible dans le monde agricole. »

Dominique Tilak, la directrice de l’Oramip, assure : « Une base de données nationale plus exhaustive va petit à petit être mise à la disposition des chercheurs en santé publique. »
Quant à José Cambou, vice-présidente de l’Oramip mais aussi de France Nature Environnement (FNE) dans la région, elle ajoute : « J’espère qu’on va vraiment avoir des financements pour pérenniser ces surveillances et améliorer nos connaissances sur les effets sanitaires. »

Ainsi, « la militante ‘ose espérer’ que les préfets de la région vont s’empresser d’appliquer une récente circulaire du ministère de l’Environnement. Elle leur demande de fixer des distances minimales entre les épandages et les lieux recevant des personnes vulnérables, comme les écoles, les hôpitaux ou les maisons de retraite. »

Lire l’intégralité de l’article de 20Minutes ici.
 





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