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29/05/2015

Médecine du travail, les postes à risques plus surveillés




Le projet de loi sur le dialogue social étudié jeudi 28 mai à l’Assemblée nationale a été enrichi d’un volet sur la médecine du travail. En plus des traditionnelles visites médicales, les métiers à risque – pour la santé ou la sécurité du public – pourraient être soumis à des contrôles d’aptitudes.


Médecine du travail, les postes à risques plus surveillés
Récemment le député socialiste Michel Issindou, avec l’appui des ressources humaines de Renault et des spécialistes, a publié un rapport dédié à la médecine du travail. L’Assemblée nationale a décidé jeudi 28 mai d’intégrer des mesures de ce rapport dans le projet de loi sur le dialogue social.

Parmi les mesures les plus notables, la surveillance accrue des personnes occupant des métiers à risque pourrait faire évoluer les choses.

Risque pour soi et pour les autres

Pour l’heure le code du travail oblige à effectuer une visite médicale avant l’embauche ou à la fin d’une période d’essai. Ensuite, en principe, une visite chez le médecin du travail doit avoir lieu tous les deux ans. Ces dispositions pourraient bientôt changer.

« La mission Issindou propose de limiter le contrôle de l’aptitude aux salariés qui occupent un poste présentant des risques spécifiques pour la santé et à des postes sécurité, dont les tâches peuvent mettre en danger leur sécurité ou leur santé, la sécurité d'autres travailleurs mais aussi de tiers » rapporte Le Parisien-Aujourd’hui en France. Ainsi, en plus des métiers pesant pour la santé des travailleurs, les conducteurs d’avion, de train, de transports publics ou d’appareils de travaux publics, pourraient être concernés.
 
« En vertu des amendements votés, y compris par la droite, les salariés affectés à des postes de sécurité ou à risques, ainsi que ceux dont la situation personnelle le justifie, bénéficieront d'une surveillance médicale spécifique, renforcée par rapport à celle des autres salariés. Les modalités d'identification de ces salariés et celles de leur surveillance médicale seront fixées par décret » continue le quotidien national.
 
Par ailleurs, précise Le Figaro, « Pour tous les autres salariés, le rapport propose "d'abandonner la vérification systématique de l'aptitude" à l'embauche, qui serait remplacée par une "visite obligatoire d'information et de prévention", réalisée par l'infirmier de santé au travail sous la responsabilité du médecin du travail et donnant lieu à une simple "attestation de suivi de santé". »
 

 





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