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03/10/2016

Martinique, la préfecture veut limiter l’impact sur l’emploi de la tempête Matthew




Après le passage de la tempête tropicale Matthew, la Préfecture de la Martinique a publié un communiqué pour « prévenir les licenciements économiques éventuellement liés à ces intempéries ».


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La tempête Matthew a touché l’île de la Martinique et causé d’importants dégâts matériels. Les perturbations de cette tempête tropicale qui continue a semé destruction et inquiétudes jusqu’en Amérique du Sud et maintenant en Haïti ont créé le débat sur l’île. « Le pays paralysé deux journées entières pour une aussi modeste tempête : que serait-ce s’il s’était agi d’un ouragan de classe 5, du type Hugo ? On en tremble d’avance ! Cette crise a permis de révéler une nouvelle fois nos carences : services publics en panne, incompréhension du dispositif de vigilance, manque d’infrastructures routières pour la mise hors d’eau du territoire. La liste est longue des failles de la gestion de crise lors d’un événement climatique somme toute habituel » critique un éditorialiste local du site Martinique 1ere du groupe France Télévisions.

C’est dans ce contexte tendu de recherches de responsabilités que la Préfecture de Martinique a publié un communiqué « dans le but de prévenir les licenciements économiques éventuellement liés à la tempête tropicale Matthew et de maintenir les salariés dans l’emploi, la Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (DIECCTE) Martinique rappelle aux employeurs éventuellement concernés que le dispositif « activité partielle » permet de faire face à des circonstances exceptionnelles. »

La préfecture a préféré prendre les devants avant que des entreprises impactées par les coupures d’électricité, les dégâts matériels et autres conséquences des intempéries n’aient des conséquences sur l’emploi. « En effet, tout employeur sollicitant le bénéfice de l’allocation d’activité partielle devra nécessairement effectuer l’ensemble de ses démarches directement en ligne sur le portail » ajoute le communiqué.

Pas certain pour autant que la démarche ne réponde aux questions exprimées par l’éditorial de Martinique 1ere « Mais il nous manque surtout un ambitieux plan d’éducation de la population. Avez-vous déjà participé à un exercice de simulation de séisme, d’éruption volcanique, d’ouragan, de tsunami ? Avez-vous appris les gestes qui sauvent ? Connaissez-vous la conduite à tenir lors d’une catastrophe naturelle ? La culture du risque, ce n’est pas pour maintenant... »
 





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