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24/01/2014

Les Amis de la Terre demandent à la France de s’engager contre « cette course folle aux hydrocarbures non conventionnels »

Jean Camier



L’association Les Amis de la Terre France a publié un communiqué en réaction au positionnement de la Commission européenne vis-à-vis de l’extraction hydraulique. Après avoir dénoncé les recommandations européennes elle demande à la France de clarifier sa position et de peser sur les institutions européennes.


DR Les Amis de la Terre
DR Les Amis de la Terre
Jeudi 23 janvier l’association Les Amis de la Terre France a rejoint le mouvement de contestation contre les recommandations européennes sur l’extraction hydraulique. « Faisant la sourde oreille aux demandes des citoyens européens, l'Union européenne est en train de reproduire le mauvais exemple des États-Unis : adopter des législations sur mesure pour les industriels, laissant la voie libre au développement des hydrocarbures non conventionnels - gaz et huiles de schistes, tight gas, gaz en couche de charbon (CSG ou CBM) -, en fermant les yeux sur leurs lourds impacts sociaux et environnementaux » commence le communiqué.
 
Pour l’association les déclarations satisfaites de l’Association internationale des producteurs de pétrole et de gaz sont le signe du rôle joué par l’industrie des hydrocarbures : « malgré les efforts de quelques décideurs européens, les tentatives de réguler cette industrie ont été sapées par d'intenses lobbies des entreprises ainsi que par les pressions de certains États-membres, tels que le Royaume-Uni et la Pologne, qui veulent exploiter les gaz de schiste sur leur territoire. »

Pour un positionnement plus clair de la France

Déçu par les instances européennes, l’association se tourne vers le gouvernement français. Elle demande à ce que sa position soit plus ferme vis-à-vis de l’extraction hydraulique. Citée par le texte, Juliette Renaud, chargée de campagne sur les Industrie extractives de l’association, résume ainsi la vision des militants : « malgré l'interdiction de la fracturation hydraulique en France, le gouvernement français ne mène pas de combat actif pour freiner l'expansion de ces projets hors de nos frontières, et a aussi, par son silence et son inaction à Bruxelles, sa part de responsabilité. On est bien loin des beaux discours promettant de lutter contre le changement climatique et cela présage du pire concernant la tenue de la COP21 en France en 2015 ».
 
Amis de la Terre appelle enfin la France a être plus ferme sur ses positions « alors que les multinationales françaises multiplient leurs projets de gaz et huiles de schiste à l'étranger. » Pour que le pays puisse jouer « un rôle moteur au sein des institutions européennes pour arrêter définitivement cette course folle aux hydrocarbures non conventionnels. »





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