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30/06/2017

Le loup, une espèce en danger pour plusieurs associations

Sébastien Arnaud



Selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), le nouveau ministère de la transition écologique et solidaire vient de mettre en ligne une consultation publique concernant le nombre de loups pouvant être détruits. Car le plafond du nombre de loups autorisés à tuer est porté à 40, alors qu'aucune démonstration n'a été faite de l'utilité de la destruction de 10% des effectifs français de cette espèce pourtant strictement protégée pour limiter la prédation sur les moutons.


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) appelle le grand public à donner son avis, l'invite à déposer ses commentaires et à dire "non à cette politique d'abattage massif scientifiquement injustifié."
Car selon la LPO, depuis 2011, les seuils maximaux de prélèvement annuels n'ont cessé d'augmenter passant de 6 loups à 40 en 6 années. Pire, alors que le plafond n'était jamais atteint les premières années, il est désormais systématiquement atteint avec l'aide des sociétés de chasse : "Nous avons désormais à faire à un quota de loups à abattre : on les tue partout en France, sans aucun rapport avec les attaques sur les troupeaux."
L'expertise scientifique collective (Muséum National d'Histoire Naturelle / ONCFS) de mars 2017) à la demande du ministère de l'Environnement, insiste sur le fait que l'efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n'est pas prouvée. Au contraire, ils pourraient avoir des effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation).

Enfin, l'ONCFS et le MNHN suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux pourraient être plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs.

Selon la LPO, "il est grand temps également de stopper les tirs de prélèvements accordés aux chasseurs seuls ou en battues et de ne d'autoriser que les tirs de défense pour les éleveurs et bergers, à titre dérogatoire et à proximité des troupeaux."
La LPO dénonce le fait que l'État se refuse encore et toujours a faire le bilan de l'efficacité de ces destructions trop nombreuses, non sélectives et conduites même hors des foyers d'attaque, pour faire baisser les prédations.





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