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29/01/2014

Le PNUE alerte sur les dangers de l'exploitation excessive du foncier agricole




Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) a publié un communiqué de mise en garde contre les dangers de l’exploitation excessive des terres agricoles. Selon l'agence de l'ONU, des centaines de millions d'hectares risquent d'être dégradés ce qui mettrait en péril la sécurité alimentaire.



Le 24 janvier le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) a publié un communiqué alertant des risques d'une surexploitation des terres agricoles. S'appuyant sur un rapport daté du mois de janvier 2014, l'institution estime qu'environ 849 millions d'hectares risquent d'être dégradés d'ici 2050 si les pratiques n'évoluent pas.

D'après ce rapport, plus de 30% des terres émergées sont utilisées pour l'agriculture et 10% sont en culture. Entre 1961 et 2007 les terres en culture ont augmenté de 11% et sont encore en progression expliquent les experts du PNUE.

« Au cours des 50 dernières années, le monde a été le théâtre d'un recul d'une ampleur sans précédent des services et fonctions des écosystèmes terrestres. Des forêts et des zones humides ont été converties en terres agricoles pour nourrir une population de plus en plus nombreuse » commente le directeur du PNUE, Achim Steiner. Au final 23% des sols mondiaux risqueraient dégradations et perte de biodiversité. 
 
 

Sécurité alimentaire en danger

La transformation puis exploitation croissantes de terres boisées ou humides en zones agricoles s'explique par les besoins alimentaires grandissants d'une population mondiale en croissance. Le PNUE est bien au fait de ce défi et souhaite agir pour l'environnement en assurant une sécurité alimentaire qui n’exclue pas les problématiques environnementales.

De fait, l'épuisement des terres par une exploitation excessive accentuera les risques de crises alimentaires. « Conscients du fait que la terre est une ressource finie, nous devons faire preuve d'une plus grande efficacité dans la production, la fourniture et la consommation des produits issus de la terre. Nous devons être en mesure de définir et de respecter les frontières planétaires à l'intérieur desquelles le monde peut fonctionner en toute sécurité pour sauver des millions d'hectares d'ici à 2050 » explique M Steiner.





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