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08/10/2013

La ville souterraine, ville du futur ?




À Montréal, Helsinki ou Tokyo, en France ou en Chine, partout les villes cherchent à explorer leur sous-sol pour tenter de gagner de la place. Mais en plus de la construction et de la planification, l’exploitation, en elle-même, a un coût qui peut s’avérer pénalisant. En plus du coût, l’évaluation du potentiel sous terrain qui pose elle aussi problème, dans la mesure où elle justifie l’exploitation des sous-sols.


Aperçu de la ville souterraine de Montréal - Crédit photo : Gene Arboit
Aperçu de la ville souterraine de Montréal - Crédit photo : Gene Arboit

Une nouvelle manière d’appréhender les ressources et l’espace

« Les agglomérations qui ignorent le potentiel du sous-sol sur lequel elles reposent sont légion », reconnait un chercheur de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Mais l’exploration et l’exploitation intelligente et raisonnée de son sous-sol par une ville sont un outil de développement urbain, économique et social considérable. C’est en outre un investissement qui s’avère tout à fait payant à long terme. L’EPFL a d’ailleurs mis au point un cadre décisionnel systématique, Deep City, dans le but de « proposer des planificateurs urbains munis d'un certain nombre de directives permettant d'utiliser les ressources du sous-sol avec une efficacité accrue. »

Les villes asiatiques sont au premier plan de cette initiative, puisque confrontée à un accroissement urbain qui commence à peine à être maitrisé, et qu’elles ont également un besoin vital d’espace pour continuer à être vivables. Une construction souterraine coûte en moyenne cinq fois plus cher qu’une construction classique. Mais inscrits dans un plan d’urbanisme bien articulé et cohérent, tout en mettant à profit les ressources souterraines, ces efforts peuvent s’avérer en réalité assez vite payants. En effet, qu’il s’agisse d’extraction de matériaux, d’utilisation de la géothermie pour le chauffage, ou encore d’accéder à des sources souterraines, la maîtrise de ce type de ressources peut être un formidable levier au développement urbain.

La Suisse à l’avant-garde

Avec sa tradition d’exploitation du sous-sol, son habitude de la construction en accès difficile, par exemple en milieu montagneux, la Suisse fait presque naturellement figure de pionnier en la matière, et le parcours de formation lancé récemment par l’EPFL sonne comme un appel à repenser ce type d’aménagement et d’exploitation des ressources comme un genre à part d’urbanisme, et non une sous-catégorie. Ce qui est inédit. Pour autant, il ne faut pas oublier que l’homme a sans doute vocation à rester à l’air. Les projets de l’EPFL insistent justement sur le fait que construire un maximum d’infrastructures demandeuses en espace sous terre permet de gagner considérablement de la place à la surface.





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