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06/07/2016

La pollution au charbon ne connaît pas les frontières

Sébastien Arnaud



Un rapport du WWF, de HEAL, le RAC Europe et Sandbag souligne la problématique de la pollution atmosphérique par le charbon et des frontières. En refusant de banir cette source d'énergie polluante, les pays qui l'exploitent imposent aussi à leurs voisins les dégâts.


Pixabay - Image libre de droit
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Par communiqué le WWF revient sur les conclsions d'un rapport auquel il a participé avec l'Alliance pour la santé et environnement (HEAL), le Réseau action climat Europe (CAN Europe) et Sandbag. «  Pour la première fois, ce rapport étudie le déplacement des poussières de charbon émanant des centrales européennes (257 centrales sur 280 - Royaume-Uni inclus) et l'impact sur la santé de la pollution atmosphérique qu'elles entrainent. En 2013, leurs émissions étaient responsables de plus de 22 900 décès prématurés et de dizaines de milliers de problèmes de santé allant des maladies cardiaques aux bronchites. Au total, pour la même année, les coûts sanitaires se sont élevés à plus de 62,3 milliards d'euros » explique le communiqué.

Jusqu'à 4 690 morts en dehors de ses frontières pour la Pologne

Ainsi on apprend que la Pologne est le pays où les répercussions à l'étranger sont le plus importantes avec une estimation de 4 690 morts prématurées en dehors de son territoire. Arrive ensuite l'Allemagne avec 2490, la Bulgarie avec 1 390 et le Royaume-Uni avec 1 350. « Les pays les plus impactés par la pollution issue des centrales présentes sur leur sol ou des centrales de leurs voisins européens sont l'Allemagne (3 630 décès prématurés), l'Italie (1 610), la France (1 380), la Grèce (1 050) et la Hongrie (700) » rapporte le WWF.
« Ce rapport dénonce les coûts sanitaires élevés qui vont de pair avec notre dépendance au charbon et réfute ainsi le mythe selon lequel le charbon est une source d'énergie bon marché. Aucun pays ne pourra résoudre seul le problème de la pollution atmosphérique liée à la production d'énergie. C'est pourquoi nous espérons que les pays de l'UE garderont ces informations en tête et agiront collectivement pour améliorer la qualité de l'air » commente Anne Stauffer qui représente l'Alliance Santé et Environnement (HEAL).





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