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20/09/2016

La flexibilité du temps de travail, un cadeau empoisonné

Sébastien Arnaud



L’idée selon laquelle plus de liberté sur les horaires de travail permet de mieux diviser son temps entre vie professionnelle et vie privée n’est pas si évidente. Si l’on en croit un article du très sérieux site The Conversation, les travailleurs dans ces conditions travaillent plus que ceux astreints à un rythme prédéterminé.


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Attention aux solutions trop simples à des situations compliquées. En tenant compte du bien être des salariés, une entreprise doit évidemment s’assurer que les conditions de travail permettent de concilier vie professionnelle et vie privée. Dans ce domaine il n’est pas aisé de trouver des mesures qui favorisent l’équilibre des collaborateurs tout en les encourageant à être performants.

Parmi les pistes que les nouveaux modes de management explorent, plus de flexibilité sur les horaires et les conditions de travail sont de plus en plus mises en avant. Pourtant, dans un article du site journalistico-universitaire The Conversation un article montre que la situation est autrement plus complexe.

« Cependant, contrairement à l'idée reçue, ceux qui peuvent choisir leurs horaires travaillent plus que les autres. Plus nous sommes libres de choisir nos horaires, plus nous avons tendance à faire des heures supplémentaires » écrit la chercheuse en sociologie à l’Université de Kent, Hejuung Chung.

« La tendance à travailler davantage chez ceux qui disposent de flexibilité dans leur temps de travail se vérifie même en tenant compte de tous les facteurs qui peuvent mener quelqu’un à travailler plus, comme le niveau de responsabilité ou le type d’emploi. Cette augmentation du temps de travail est généralisée chez tous ceux qui disposent de flexibilité horaire » continue l’universitaire.
 

Une faveur qui en appelle une autre

« Pour l’expliquer, on peut se référer à la théorie de l’échange de faveurs : les salariés considèrent que leur employeur leur fait une fleur, et ils travaillent encore plus pour le remercier, tout en cherchant à prouver qu’on peut leur faire confiance, qu’ils utilisent à bon escient l’autonomie qui leur est offerte » lit-on plus loin.
 
Lire en intégralité l’article sur le site de vulgarisation universitaire The Conversation





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