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06/06/2014

La RSE est au goût du jour mais attention, les postes sont rares

Jean Camier



Le thème de la RSE est de plus en plus populaire. Des lois, réglementations, prix, cursus universitaires et subventions continuent à faire gagner du terrain aux principes de responsabilité et de reporting extra financier. Malheureusement, les postes dédiés se font rares, et les postulants ne doivent pas se faire d’illusions.


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Indéniablement le thème est populaire. Il est surtout en nette progression depuis quelques années. D’un idée très marginale et novatrice, la stratégie RSE est aujourd’hui appliquée ou envisagée par nombre d’entreprises de toutes tailles. De nombreux indicateurs prouvent ce phénomène. En plus du succès croissant de votre RSE Magazine, la multiplication des cursus universitaires, des cabinets spécialisés, des prix et débats parlementaires confirment que la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises est un sujet incontournable.
 
Malgré cette réussite il faut garder à l’esprit que la RSE n’est pas un militantisme désincarné, elle est en lien étroit avec la réalité des entreprises. L’un des principaux vecteurs de son développement demeure justement son réalisme : pour les entreprises aussi la démarche est payante. Il faut donc être vigilant à ne pas aller trop vite en faisant de la popularité du principe le seul indicateur de pénétration dans la culture et les pratiques des entreprises.

Des postes chers

Le quotidien économique Les Echos, publie un article très intéressant qui met en garde les personnes qui se spécialisent seulement en RSE. L’article note que « si l'on en croit le moteur de recherche de Studyrama, plus d'un millier de formations en développement durable, dont quelque 150 licences, masters et mastères spécialisés. » Dans les faits, rares sont les entreprises qui cherchent à embaucher des experts dans le domaine. Le quotidien a interrogé des professionnels du recrutement qui expliquent qu’après une légère croissance de la demande de ce genre de profils au début des années 2000, celle-ci est vite retombée.
 
Finalement, les missions RSE, lorsqu’elles ne sont pas externalisées, ne font que très rarement l’objet de recrutements externes. Les entreprises ont, pour l’heure, plus besoin de bons connaisseurs de l’entreprise sensibilisés aux enjeux que d’experts.
 
Ces observations ne doivent pas pour autant décourager les défenseurs de la RSE. Comme le montre Les Echos, ces problématiques doivent avoir vocation à « enrichir une expertise ».





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