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03/09/2014

L’OMS s'inquiète des effets du changement climatique sur la santé

Jean Camier



L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de nouveau fait part de ses inquiétudes quand aux conséquences sanitaires du réchauffement climatique. Selon ses porte-paroles, il est important de mettre en avant ces problématiques lorsque les sujets climatiques sont abordés.


« Notre planète est en train de perdre sa capacité de permettre durablement à l'homme de vivre en bonne santé », a estimé la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé,  Margaret Chan. Selon elle, les conséquences du réchauffement climatique sur la santé ne sont pas assez présentes dans les discussions sur ce sujet. Comme s’il ne s’agissait que d’une question de ressources économiques et naturelles.
 
"Cette année, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat [Giec] a présenté le plus alarmant de ses rapports qui a fortement mis l'accent sur les conséquences pour la santé et a signalé plusieurs interventions sanitaires précises qui permettent d'améliorer la résilience face au changement climatique et contribuent au développement durable", a-t-elle ajouté.

250 000 décès supplémentaires par an

« Selon l’OMS, le changement climatique pourrait provoquer 250 000 décès de plus chaque année à partir de 2030, causés par la malnutrition, le malaria, la diarrhée et les vagues de chaleur » rapporte Libération. « Pour le professeur Alistair Woodward, l’un des auteurs du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), le monde s’oriente actuellement plutôt vers un réchauffement global de quatre degrés à la fin du 21e siècle, plutôt que de deux degrés. Selon lui, il serait possible d’épargner deux millions de vies par année si les gouvernements parviennent à s’entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre » continue le quotidien.
 
À quelques mois de la Conférence de Paris, l’OMS se joint au Giec pour faire réagir les responsables politiques et les institutions sur la nécessité d’obtenir des consenus politiques autour des questions environnementales. L’argument sanitaire est efficace, dans le domaine de la pollution par les particules fines, il par exemple est largement au centre de la rhétorique du gouvernement et des militants qui veulent imposer des restrictions aux automobiles.
 





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