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28/07/2016

JO de Rio, les eaux pour les épreuves sont infectées par la pollution

Sébastien Arnaud



Les études effectuées sur les eaux de Rio au Brésil à l’occasion des Jeux Olympiques montrent un niveau de saleté et de toxicité tellement important qu’il pourrait y avoir des incidences sur la santé des nageurs ou athlètes.


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Les affaires se multiplient autour de l’organisation des Jeux Olympiques de Rio qui s’apprêtent à commencer. Après l’état du village olympique, c’est au tour des eaux olympiques de faire la Une des médias du monde entier. Si les Jeux Olympiques existent aussi pour être la vitrine d’un pays pour le monde entier, c’est une publicité bien particulière que reçoit le Brésil avec des eaux tellement polluées qu’il existe un risque pour la santé des athlètes.

« Une nouvelle étude vient accabler les eaux de la baie de Guanabara, où se dérouleront notamment les épreuves de planche à voile, de triathlon ou de voile durant les Jeux olympiques de Rio. Selon des experts de l’université fédérale de Rio de Janeiro, cités par le «New York Times», les eaux sont infectées d’agents pathogènes susceptibles de causer des diarrhées, des vomissements ou même d’entraîner la mort pour des personnes dont le système immunitaire serait affaibli » rapporte Paris Match.
 

Une situation préoccupante aussi pour les touristes

« Les chercheurs ont également relevé la présence de substances nocives sur les plages huppées d’Ipanema ou de Leblon, qu’un demi-million de touristes devraient fréquenter durant les Jeux, du 5 au 21 août. «Les athlètes étrangers vont littéralement nager dans la merde humaine, et ils risquent de tomber malade à cause de tous ces microorganismes», prévient Daniel Becker, un pédiatre local qui exerce dans les quartiers pauvres de la ville brésilienne. «C’est triste mais aussi inquiétant», ajoute-t-il » continue l’article.

De leur côté les organisateurs reconnaissent que les eaux sont sales mais affirment que les zones choisies pour les athlètes respectent les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Une situation d’autant plus préoccupante qu’en prévision des jeux, l’Etat brésilien avait assuré que quatre milliards de dollars seraient dépensés pour la dépollution alors qu’en réalité seulement 170 millions ont été alloués à ce chantier.
 





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