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11/04/2014

IFPEN et une start-up veulent convertir la chaleur en électricité

Jean Camier



IFP Energies nouvelles (IFPEN) vient de signer un partenariat avec la start-up marseillaise Enogia. Grâce à un système de micro-turbines, les deux structures veulent développer un système de création d’électricité à partir de la chaleur récupérée des gaz d’échappement.


Dans un communiqué IFP Energies nouvelles (IFPEN) annonce avoir signé un partenariat stratégique avec la start-up Enogia pour « codévelopper et commercialiser une gamme de technologies Rankine de conversion de chaleur en électricité ».
 
L’organisme public de recherches a repéré les travaux de la société marseillaise créée en 2009 par quatre ingénieurs. Spécialisée dans les systèmes Organic Rankine Cycle – (transformation de la chaleur en électricité ndlr), Enogia a mis au point « une micro-turbine très innovante, fonctionnant comme une centrale électrique ». En seulement cinq ans, les ingénieurs ont fait de leur start-up « l'un des leaders mondiaux dans le domaine des turbines de petites puissances (à partir de 5 kW). Ayant démarré récemment la commercialisation d'une gamme de produits destinés à améliorer le rendement des groupes électrogènes, Enogia a d'ores et déjà obtenu des succès commerciaux, notamment auprès d'exploitations agricoles (unités de méthanisation), en France comme à l'étranger » explique le communiqué.

Partenariat pour élargir la gamme

« Le partenariat (…) offre aujourd'hui à Enogia un tremplin pour une nouvelle ambition : élargir la gamme de puissance de ses turbines (jusqu'à 100 kW) et adresser le marché des transports » estime IFPEN. L’organisme public va mettre à la disposition de la société ses compétences scientifiques et techniques pour « optimiser » un système très prometteur.
 
La turbine sera améliorée pour permettre de récupérer les gaz d’échappement et les circuits de refroidissement des moteurs à combustion. À termes deux marchés seront ciblés par l’électricité produite. D’abord, les systèmes de cogénération et groupes électrogènes pour « produire 5 à 10 % d'électricité additionnelle ». Mais la turbine peut aussi être utilisée sur les motorisations fluviales, navales et ferroviaires « et à plus long terme les poids lourds et autocars », dans ce domaine la consommation de carburant pourrait être ainsi réduite de 5 à 10%.
 





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