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21/01/2015

Greenpeace s’insurge contre les dispositifs de concentration de poissons




Dans un communiqué, l’ONG Greenpeace remet une couche dans son combat contre les dispositifs de concentration de poissons (DCP) et notamment dans les zones tropicales. Pour les militants, ces dispositifs abîment les océans, constituent « une source de pollution marine et un danger pour les navigateurs.


Les dispositifs de concentration de poissons (DCP) sont des systèmes flottants naturels ou artificiels qui ont pour conséquence la concentration de la faune marine à certains points. Ils sont particulièrement utilisés par des pêcheurs au Thons. Les militants écologistes critiquent particulièrement cette technique qui pose un certain nombre de problèmes environnementaux.
 
Engagé sur ce volet, l’ONG Greenpeace vient de publier un communiqué à ce sujet. « Les dizaines de milliers de DCP déployés dans les zones tropicales de tous les océans du monde sont de véritables débris marins. Les DCP artificiels utilisés par les thoniers senneurs sont faits de radeaux en bois ou bambou, mais aussi en PVC et plastique. Donc bien loin d'être biodégradables ! »
 

Absence de régulation

De plus en plus perfectionnés, ces systèmes sont très efficaces et donc très populaires. « Ils sont équipés de matériels électroniques (sondeur, balises, satellite...), et sous les radeaux pendent des dizaines de mètres de filets en matières synthétiques.
L'utilisation des DCP est hors de contrôle. En l'absence de la moindre régulation encadrant leur usage, il est impossible de connaître le nombre exact de DCP dérivant actuellement dans les océans. Les industriels n'ont pas l'obligation de signaler aux autorités le nombre de DCP qu'ils mettent à l'eau. Ils ne sont pas non plus obligés de les récupérer. De l'aveu même des entreprises de pêche, ce sont environ 20% des DCP qui sont perdus chaque année. »
 
Les conséquences de l’utilisation massive de ces systèmes sont inquiétantes, d’autant que dans nombre de zones tropicales rien n’oblige les pécheurs à récupérer le matériel qu’ils abandonnent. D’après François Chartier, le responsable des campagnes Océans pour Greenpeace, les DCP « sont une vraie source de pollution pour les fonds marins, les plages et les rivages qui bordent les zones de pêche, ainsi qu'un risque pour les navires. »
 





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