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08/01/2016

Environnement : la difficile reconnaissance de l'écocide en droit international




L’écocide à beau constituer le crime le plus grave en matière d'atteinte volontaire à l'environnement », il est loin d’être reconnu en droit international, à la différence du génocide ou du crime de guerre par exemple.


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Un article en ligne du journal Geo explique que cette non-reconnaissance de l’écocide en droit « complique la poursuite et la sanction des criminels environnementaux à travers le monde. »

Ainsi, l’article explique que « dans la gradation des crimes contre l'environnement, il est tout en haut de l'échelle. Au-delà du braconnage individuel ou de l'incendie volontaire de forêt, l'écocide renvoie aux actes les plus graves : trafics internationaux de déchets toxiques, exploitation illicite et massive de ressources naturelles et de métaux précieux, trafics internationaux d'espèces protégées… »

Le journaliste remonte ainsi aux racines étymologiques du mot : « ‘Éco’ du grec oikos (la maison) et ’cide’ du latin caedere (tuer). » Par conséquent, « certains juristes le définissent comme un ‘acte commis de manière intentionnelle dans le cadre d’une action généralisée ou systématique et qui porte atteinte à la sûreté de la planète’. »

Laurent Neyret, professeur à l'université de Versailles, explique que « le caractère ‘intentionnel’ est essentiel. » Ainsi, il affirme : « Prenez l'exemple de l'explosion de la plateforme pétrolière BP en 2010 dans le golfe du Mexique (à l'origine d'une terrible marée noire), on est plutôt dans le domaine de la négligence. Dans ce cas-là, de la même manière qu'on distingue l'homicide du génocide, je parlerais plutôt d'écocrime et non d'écocide. »
 

L’affaire du Probo Koala, un exemple probant

Laurent Neyret ajoute que « le cas d'école en matière d'écocide, c'est l'affaire du Probo Koala en 2006 à Abidjan. » L’article précise que « le bateau Probo Koala, affrété par la multinationale Trafiguara (spécialisée dans le pétrole et les matières premières), avait alors déversé des centaines de tonnes de déchets toxiques pestilentiels en divers points de la capitale économique ivoirienne, causant la mort de 17 personnes et l'intoxication de dizaines de milliers d'autres. »

Le professeur à l’université de Versailles ajoute que « Trafigura voulait échapper aux coûts élevés de traitement des déchets toxiques aux Pays-Bas. C'est sciemment et intentionnellement qu'elle a attenté à la santé de ces milliers de personnes et pollué l'environnement de façon irréversible en Côte d'Ivoire. »

Lire l’intégralité de l’article sur www.geo.fr ici
 





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