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10/02/2014

Engagement sociétal et performance : ces laboratoires pharmaceutiques qui font de la RSE une pierre deux coups

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La RSE n’est pas qu’un exercice de philanthropie. Faire d’une pierre deux coups est tout à fait possible. C’est ce que semblent démontrer les acteurs de l’industrie pharmaceutique, qui tirent de réels bénéfices de la poursuite de leurs engagements sociétaux.


La pratique de la RSE par les acteurs de la filière pharmaceutique suit-elle des tendances ? C’est une question qui s’impose, compte tenu des similarités qui caractérisent les démarches des laboratoires français. Un constat sans doute dû à la conjoncture économique propre à une filière pharmaceutique  qu’on sait, globalement, sous tension. Car il semble bien que les entreprises issues de cette industrie poursuivent des politiques de RSE aussi utile pour elle que pour la collectivité.
 
Spécialiste des investissements dans les filières durables, RobecoSAM a publié le 30 janvier 2014 la septième édition annuelle de son classement de performance des entreprises en matière de RSE. Le groupe Sanofi a très certainement accueilli la nouvelle avec enthousiasme : RobecoSAM l’a rangé dans la catégorie « Argent » dans son classement. Cela fait de Sanofi l’entreprise pharmaceutique la plus performante de son secteur en matière de RSE d’après les critères de RobecoSAM qui évalue les entreprises au prisme de différents « enjeux sociétaux » d’importance.
 
Bien qu’engagé dans un plan de restructuration très contesté par les salariés, Sanofi est parvenu à faire partie des 460 entreprises retenues par RobecoSAM sur un total de 3 000 environ. C’est une politique de RSE ambitieuse construite autour de quatre axes, le patient, les collaborateurs, la planète et l’éthique, qui a parmi à Sanofi de se distinguer. En 2012, on trouvait ainsi parmi les points clés de l’action du laboratoire, une démarche d’optimisation de l’emploi des ressources, qu’il s’agisse des matières premières ou des ressources humaines.
 
Une action qui n’est pas sans rappeler très clairement la façon dont se structure l’action de bien d’autres laboratoires, y compris ceux de taille intermédiaire. Dans le dernier reporting RSE du laboratoire Biocodex, lui aussi daté de 2012, on retrouve en effet ces éléments. La démarche de Biocodex s’inscrit en effet dans le cadre d’un triple objectif : la préservation de l’environnement, l’équité sociale, et l’efficacité économique. En d’autres termes, il s’agit d’une démarche d’optimisation des process qui poussent les labos à considérer le problème avec un regard nouveau et parfois inattendu.
 
En témoigne la décision de Biocodex de relocaliser ses lignes de productions indiennes, coréennes et brésiliennes en 2012. « Nous avons un outil industriel exceptionnel ici [en France] », souligne alors le directeur commercial de l'entreprise « Pour nous, la relocalisation représente la garantie d'une meilleure productivité ». Cette relocalisation a eu pour conséquence directe l’embauche et la formation de quelque 200 nouveaux collaborateurs. La RSE consiste donc en des « programmes d’actions précis afin de réduire l’impact [des] activité sur l’environnement » ainsi que l’explique Jean-Marie Lefèvre, PDG de Biocodex, mais c’est aussi une façon de mieux concevoir les métiers et process de l’entreprise en prenant en compte d’autres données que la seule donnée financière.
 
Même son de cloche chez Sanofi, où la signature de la Déclaration de Londres pour une meilleure prise en charge de la recherche sur les maladies tropicales négligées a conduit le laboratoire à concéder « un investissement de près de 75 millions de dollars, soit 5 millions par an sur 15 » ainsi qu’en témoigne Christopher A Viehbacher, directeur général du groupe. Suite à la signature de cette déclaration notamment portée par la fondation Bill & Melinda Gates, Sanofi s’est donc engagé à rechercher ou améliorer les traitements existants de cinq pathologie : la maladie du sommeil, l’ulcère de Buruli, la maladie de Chagas, la leishmaniose et la filariose lymphatique.
 
Mais si la RSE s’impose résolument comme une opportunité de création de valeur pour les laboratoires pharmaceutiques, elle n’en reste pas moins soumise à certains standards. Il en va en effet de la crédibilité des initiatives portées par ces entreprises. Or, celles-ci comme les autres peuvent s’appuyer sur les critères de l’ISO 26 000 pour s’assurer de la cohérence de leur démarche aux principes fondamentaux de la RSE. Et pour les plus soucieux d’évaluer la rigueur de leur politique, il est également possible de de la faire auditer.
 
Ce qu’a par exemple fait Expanscience en passant le test de l’AFAQ 26 000 proposé par l’AFNOR. La démarche de RSE de ce laboratoires portant sur l’ensemble des process de l’entreprise pris individuellement lui a permis de se hisser par mis les 4% d’organisations ayant décroché la mention « exemplaire » décernée par l’organisme de normalisation. Un exemple supplémentaire qui démontre que la RSE relève bien de la gestion  opérationnelle et productive de l’entreprise.
 





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